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 Réflection sur l'Evangile d'Aradia

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Isha
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MessageSujet: Réflection sur l'Evangile d'Aradia   17/3/2007, 18:50

Je suis un Serpent lové prêt à bondir : dans mes anneaux il y a
de la joie. Si je lève la tête, moi et ma Nuit, sommes un.
Si j'abaisse la tête et crache du venin, alors est le ravissement
de la terre et moi et la terre, sommes un.
(Aleister Crowley, Le Livre de la Loi)


Etudier l'occultisme requiert une extrême vigilance. Plus on avance dans la compréhenison opérative et instinctive des symboles, plus les puissances qui sont en jeu deviennent réelles et efficientes. La maîtrise des symboles, des archétypes et des visions provoqués par le corps et le jeu du mental (de la conscience supra-mentale), purifie peu à peu les scories de l'égo. La magie est un art et une science difficiles. Les différents niveaux de la réalité s'interpénètres et se confondent, se juxtaposent et se relient en une étreinte des plus subtiles. Le lâcher-prise est nécessaire face au chaos des résurgences, car les vies antérieures sont aussi convoquées dans ce vaste mouvement des perceptions transfigurées !

L'univers des Tsiganes à toujours côtoyé les différents courant de sensibilité artistiques et magiques. Nul n'est besoin d'être Tsigane, contrairement aux idées reçues, pour faire le lien entre plusieurs pratiques occultes convergentes et voisines. Quant à savoir ce qui unit les magiciens de la Wicca au plus ancien ésotérisme tsigane, une piste extrêmement intéressante nous est proposée par un personnage hors du commun, le folkloriste d'origine américaine Charles Godfrey Leland (1824-1903).

Celui-ci, participa en France à la révolution de 1848. Comme le souligne Christian Bouchet, il est possible que Jules Michelet, l'auteur de La Sorcière, ait rencontré Charles Leland dans les milieux laïcs et progressistes qu'il fréquentait. Président du premier European Folklore Congress en 1899, fondateur du Gypsy Lore Journal consacré à l'étude des tribus tsiganes, Leland écrivit aussi beaucoup sur le folklore italien. Il publia Aradia, The Gospel of Witches, en 1899. Une vieille sorcière toscane, Maddalena, aida beaucoup Charles G. Leland à compiler plusieurs récits qui forment la trame de ce recueil.

Aradia, The Gospel of Witches, développe les croyances de la "vieille religion". La divinité principale étant Diane, celle-ci eut de son union avec son frère Lucifer une fille, Aradia, qui était la reine des sorcières. C'est encore Aradia qui présidait le sabbat où ses fidèles des deux XXX se présentaient entièrement nus, à chaque pleine lune. La fervente vénération de la Déesse s'eccompagnait de bacchanales, d'orgies festives et dionysiaques. De même que la Bible chrétienne parle de création divine, l'histoire d'Aradia raconte l'époque où "Diane était la première créature avant toute création ; en elle étaient toutes choses et en dehors d'elle, les ténèbres originelles ; elle se divisa en obscurité et en lumière. Elle-même et Lucifer, son frère et son fils, étaient la lumière."

Diane, la déesse de la Lune, tomba amoureuse de son frère Lucifer, le soleil, qui fut expulsé du Ciel pour péché d'orgueil. Diane, s'étant transformée en chat, s'introduisit dans le lit de Lucifer : puis dans l'obscurité elle reprit sa forme et séduisit Lucifer. Aradia fut le résultat de cette escapade. Sa mère l'avait chargé de descendre sur terre pour enseigner à l'humanité l'art d'accroître la productivité des récoltes ou des les détruire, les ouvoirs magiques et la sorcellerie en général.

Les premières sorcières croyaient qu'Aradia était un être de chair et de sang qui habitait sur terre, le temps de délivrer son message. Sitôt qu'elle eut terminé son enseignement, Aradia dit à ses disciples qu'elle devait retourner au Ciel et qu'à partir de cet instant il devaient agir pr eux-mêmes. Sa mère, Diane, les instruirait davantage en ce qui concerne la magie, s'ils l'invoquaient avec les rites appropriés.

Selon l'Evangile des Sorcières, les femmes concernées devaient se réunir à chaque pleine lune, de préférence dans un bois ou dans un lieu peu fréquenté. Elles devaient être nues, en signe d'égalité et de liberté. Justine Glass rappelle à ce propos que le célèbre tableau de Dürer qui représente les quatre sorcières symbolise cette idée :"Les sorcières sont issues de quatre classes différentes de la société, comme en témoigne la façon dont elles sont coiffées ; leurs nudité est une déclaration d'égalité pour tous dans la Craft."

Si la Witchcraft, la Vieille Religion païenne de nos ancêtres, a pu refaire surface au milieu du XXe siècle, c'est en très grande partie grâce aux efforts conjugués d'occultistes, de poètes, de folkloristes et de chercheurs passionnés, qui ont su conserver un certain nombre de vieilles traditions sorcières.

On doit beaucoup à Charles Godfrey Leland. Ce journaliste américain fit de nombreux voyages depuis la vielle de Philadelphie où il résidait. Il fut littéralement fasciné par les subcultures et les individus qui résistaient au soi-disant "progrès". Il passa un certain temps avec des guérisseurs et des adeptes du Vaudou afro-américains. Il voyagea ensuite avec des bohémiens anglais et apprit leur langue. Et c'est 1886 qu'il recueillit Aradia ou The Gospel fo Witches (L'Evangile des sorcières) de la strega Maddalena.

Les disciples d'Aradia étaient au nombre de onze. ses adeptes pouvaient obtenir le succès en amour et dans toutes les affaires terrestres. Ils pouvaient efficacement bénir les amis et maudire les ennemis, s'entretenir avec les esprits, trouver des trésors dans des ruines antiques, conjurer les esprits des prêtres qiu étaient morts en sachant où le trésor était caché, comprendre la voix du vent, changer l'eau et vin, prédire l'avenir avec les cartes, connaître les secrets de la main, guérir les maladies, apprivoiser les animaux sauvages.

"Quoi que ut demandes à l'esprit d'Aradia, sera accrodé à ceux qui méritent sa faveur. Si tu adores Lune (autre nom de la Déesse), ce que tu désires te sera accordé." (The Gospel fo Witches)

source : ABC de la magie tsigane de Marc-Louis Questin aux Editions Grancher

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