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 Les Sorcières au Moyen Âge et à l’Epoque Moderne

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Lyvalla
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MessageSujet: Les Sorcières au Moyen Âge et à l’Epoque Moderne   21/2/2007, 00:29

Les Sorcières au Moyen Âge et à l’Epoque Moderne

Magie et Sorcellerie :

Les termes de « sorcellerie » et de « magie » évoquent des images mystérieuses, des formules incompréhensibles, des pratiques secrètes et des peurs ataviques, tout en fascinant, en attisant la curiosité pour un univers inconnu, voilà de mystère et gardien de secrets impénétrables ; ils attestent l’éternelle exigence qu’a l’homme de communiquer avec le divin, aux quatre coins de la terre, sans limites temporelles ni spatiales.
On entend en général par « sorcellerie » un ensemble d’arts magiques ou de pratiques destinés à dominer les forces occultes de la nature pour en orienter les manifestations selon la volonté ou le désir d’un individu. Pour le christianisme, pratiquer les arts de la magie signifiait entretenir des relations privilégiées avec les démons, les spectres, les esprits des défunts et toutes les autres entités invisibles, en écartant ainsi Dieu et en invoquant des êtres imparfaits que le Christ avait placé sous sa tutelle.
Il est ici important d’expliciter la distinction entre sorcellerie et magie, car cette dernière, réservée aux hommes, leur valut un privilège au cours de l’histoire : les mages ne furent pas victimes de la persécution que subirent les sorcières pendant des siècles.
Les mages furent plutôt bien considérés et appréciés par les gouvernants et le clergé, qui faisaient souvent appel à leurs pratiques divinatoires et à leurs sortilèges pour obtenir des réponses concernant leur destinée ou celle de leurs adversaires, afin de prévenir les événements, d’affronter et d’abattre ces ennemis avec l’aide des forces occultes. Ils bénéficiaient également de soins, d’interventions spéciales et de rituels de guérison en cas de maladie. En outre, même si les artifices magiques (préparations de philtres, d’onguents, de potions, utilisation des plantes, formules invocatoires, etc.) ne différaient guère de ceux de la sorcellerie, la magie était liée à la classe possédante, détentrice du pouvoir religieux, de la richesse, de la noblesse et de la culture. La sorcellerie, une prérogative féminine traditionnelle, était en revanche très populaire au sein des classes sociales les plus pauvres, dans les petits centres, dans les vallées et les montagnes isolées, dans les campagnes ez les bas-fonds des villes, où la femme jouait un rôle primordial, puisqu’elle gérait et résolvait n’importe quel type de problème, du plus simple au plus compliqués, dans le domaine social, domestique ou familial.
Thomas d’Aquin (théologien et philosophe italien , Roccasecca, Frosinone, 1225 - Fossanova, Latina, 1274) fut le premier a affirmer de façon dogmatique l’existence de la sorcellerie, la soustrayant au monde païen pour la replacer dans le substrat chrétien, qui, n’étant alors pas prêt à la comprendre, ne réussit jamais à l’accepter.


Thomas d’Aquin


Le Christianisme et la Condamnation du Paganisme :

Au début du premier millénaire, les conquêtes romaines des régions donnant sur la Méditerranée orientale ouvrirent la voie à des rites religieux jusque-là inconnus : processions d’Isis, culte de Cybèle, rites initiatiques de Mithra-Soleil, cérémonies orgiaques de Dionysos, bacchanales en l’honneur de Bacchus, etc. Ces cultes venant d’Orient prirent une telle valeur religieuse que l’on fini par les considérer comme le rituels de mystères à célébrer en secret, au cours de réunions nocturnes, dans des lieux cachés et confidentiels comme les catacombes, les cavernes ou n’importe quel endroit à l’écart de centres habités.
Le christianisme, même s’il a absorbé et amalgamé de nombreux rites allant des anciens cultes des mystères au judaïsme, mit un terme aux religions magiques européennes, ce qui entraîna leur extinction. Au début, les rituels antiques cachés sous un christianisme apparent intégrèrent les manifestations religieuses populaires, mais au Moyen Âge les différents cultes teintés de paganisme qui imprégnaient encore les traditions populaires rurales, comme les combats nocturnes, les rituels de fertilité ou les cérémonies marquant les changements de saison, furent interdits car jugés comme des fêtes et des manifestations démoniques et sacrilèges, qu’il fallait réprimer au même titre que les hérésies.
La condamnation du paganisme par l’Eglise fit ainsi disparaître non seulement les anciennes divinités, mais aussi tous les rites saisonniers qui attestaient des anciens cultes agraires comme les saturnales, les lupercales, et Halloween. D’autres rituels, comme les fêtes d’équinoxe et du solstice, intégrèrent en revanche les nouvelles cérémonies chrétiennes, prenant des noms différents en fonction des fêtes : Pâques, fête de la Saint-Jean, Toussaint, Noël.
Nonobstant la victoire du christianisme désormais dominant, le sentiment religieux des populations vivant éloignées des centres urbains et de la civilisation restait imprégnée d’un fon païen, et l’on continua à croire et à se fier aux pouvoirs et à l’existence d’êtres surnaturels bons et méchants, monstrueux ou non, qui peuplaient les bois, les eux, l’atmosphère, ou les maisons.


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MessageSujet: Re: Les Sorcières au Moyen Âge et à l’Epoque Moderne   21/2/2007, 23:04

Les Arts de la Magie bannis :

Depuis les temps les plus reculés, magie et sorcellerie ont inspiré des réactions et des sentiments contrastés, mélange de peur et de respect selon les périodes de l’histoire. Même lorsque le christianisme bannit toute forme de magie, le peuple conserva certaines traditions magiques, transposées dans des cérémonies chrétiennes mais fondamentalement païennes, comme l’attestent les dates précises des rituels de récolte des plantes, la préparation des portions, des décoctions, des médicaments et des formules propitiatoires à certaines heures, la divination par les signes et les rêves prémonitoires, la superstition pour les liens, les maléfices, les contre-maléfices, la magie par homéopathie ou par transfert.
Dès le Ive siècle, les empereurs chrétiens menacèrent de peines très graves tous ceux qui pratiquaient la magie, alors même que l’Eglise invitait ses ministres à la prudence dans les cas suspects et à la tolérance dans le doute, recommandant même la clémence lorsque le délit était avoué, estimant que le coupable pouvait être « sauvé ».
Ilé existe un passage intéressant du Canon episcopi qui démontre la peur qu’inspirait la diffusion éventuelle des cultes et des rites païens par le biais des sorcières : « Certaines femmes dépravées se sont vouée à Satan et se sont laissées entraîner par des illusions et des séductions diaboliques. Elles croient et affirment chevaucher de nuit des bêtes pour suivre Diane, déesse des païens et d’une multitude de femmes ; elles croient traverser de longues distances dans le silence de la nuit, obéir à ses ordres et être appelées à son service au cours de certaines nuits. Mais plût au ciel que ces femmes périssent seules dans leurs fausses croyances, sans avoir entraîné d’autres femmes dans la perdition de l’âme. En effet, beaucoup ont été aveuglées par ces tromperies et croient que tout cela est vrai, s’éloignant ainsi de la vraie foi, et tombant dans l’erreur des païens qui pensent qu’il existe d’autres dieux ou divinités en dehors de Dieu, l’Unique. »

Le « Bouc Emissaire » : Les Sorcières et les Hérétiques :

L’image de la sorcière, très populaire dans la société occidentale médiévale, émergea notamment avec la diffusion simultanée des grands mouvements hérétiques, se transformant alors en une menace inquiétante et terrible pour l’Eglise qui adopta alors une attitude d’intolérance extrême et décréta les persécutions et la répression.
Etait considérée comme hérétique toute opinion ou doctrine différente de la foi orthodoxe, et de ce fait reconnue contraire à l’Eglise elle était condamnée par cette dernière. Même si le crime d’hérésie différait de celui de sorcellerie, le clergé estimait qu’un lien très fort unissait les deux phénomènes, car les démons, connaissant la nature de l’homme, trompaient les hérétiques en les troublant par des doutes antichrétiens, et trompaient les sorcières etz les sorciers en leur donnant l’illusion de posséder des pouvoirs magiques.
C’est vers la deuxième moitié du XIIIe siècle que débuta la chasse aux sorcières, ces femmes qui étaient accusées d’avoir signé un pacte avec le Satan, d’accomplir des maléfices monstrueux aux dépens de l’humanité, et de se coaliser en congrégations secrètes afin de comploter contre l’Eglise et le pouvoir en place.


Chasse aux sorcières, brûlées au bûcher


La chasse devint progressivement acharnée, et en 1224, pour punir les crimes d’hérésie qui menaçaient déjà sérieusement la suprématie du clergé, Frédéric II de Hohenstaufen réintroduisit officiellement la peine du bûcher, qui avait été abolie en son temps par les empereurs chrétiens. Cette peine s’explique par le fait que l’on voyait le feu comme le vecteur de la souffrance finale des pécheurs après la mort ; les flammes étaient donc perçues comme un élément purificateur.


Frédéric II de Hohenstaufen


Après la sanglante croisade menée en France contre les hérétiques, où les albigeois furent vaincus et massacrés en 1209 en Provence et dans le Languedoc, le pape Innocent III confia la direction du tribunal de l’Inquisition aux frères dominicains. A la même époque apparurent les premiers manuels destinés à ces mêmes tribunaux, qui purent alors assimiler officiellement les sorcières aux hérétiques et les poursuivre avec les moyens les plus « légaux », enquêtant minutieusement sur leurs « délits ».


Le pape Innocent III


Qu’il s’agisse de désordres atmosphériques, du fléau de la « mort noire » (il ne faut pas oublier que de terribles épidémies de peste frappèrent l’Europe de 1347 à 1650), des différentes épidémies et des maladies des animaux, les tragiques événements de l’époque furent imputes aux sorcières et aux hérétiques et entraînèrent des persécutions massives. La raison principale qui déchaîna la pression du clergé fut un ensemble de faits « scandaleux » qui se déroulèrent de 1300 à 1320 : plusieurs représentants du clergé et des personnages de haut rang (dont des nobles) se trouvèrent compromis dans des pratiques de sorcelleries et de superstitions.
Ces faits répétés et leur divulgation eurent pour conséquence la bulle du pape Jean XXII en 1326, Super illius specula, qui excommuniait les pratiques de sorcellerie, les mettant au même niveau que les délits d’hérésie, et autorisait les inquisiteurs à appliquer envers ceux qui pratiquaient la magie les dispositifs déjà employés pour les hérétiques.


[i]Pape Jean XXII[i]


Même si ces méthodes ne furent pas immédiatement appliquées, à dater de cette époque, réunies par les mêmes crimes, l’hérésie et la sorcellerie s’attirèrent les persécutions les plus impitoyables et les plus cruelles que l’histoire ait jamais enregistées.


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MessageSujet: Re: Les Sorcières au Moyen Âge et à l’Epoque Moderne   11/3/2007, 21:27

Le Malleus Maleficarum

La bulle papale d’Innocent IV, Summis desiderantes affectibus, émise en 1484, confirma la réalité de la sorcellerie et en officialisa la persécution. En 1486, avec la publication du Malleus Maleficarum (« le Marteau des Sorcières »), œuvre des dominicains H. Institoris et J. Sprenger, l’on commença à infliger à la sorcellerie les mêmes règles cruelles sont on usait envers les hérétiques. En 1542, ces lois furent renforcées après la création de la Congrégation de la Suprême Inquisition, appelée Saint-Office.
Les guerres de Religion permirent le développement de la chasse au sorcières dans toute l’Europe : catholiques et protestants s’accusèrent mutuellement de délits de sorcellerie, ce qui conduisit au bûcher des centaines de milliers de personnes, notamment des femmes et des Hébreux qui, avec les sorcières, représentèrent le « bouc émissaire » des maux dont souffraient la société.
Cependant, une voix s’écarta de l’opinion dominante dans les milieux religieux, celle du jésuite allemand Friedrich von Spee, qui confessa des sorcières pendant quinze ans. En 1631, il publia un texte intitulé Cautio Criminalis, dans lequel il s’énonçait l’iniquité du système judiciaire, car il était fermement convaincu que les condamnées n’était pas coupables de sorcellerie, mais qu’elles avouaient leur culpabilité parce que soumise à la torture. Les bûchers continuèrent malheureusement à faire des victimes pendant encore un siècle, mais l’œuvre de Spee eut une importance capitale pour l’avenir en créant les prémices de la révision des infâmes procédures inquisitoriales.



Malleus Maleficarum



Friedrich von Spee



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MessageSujet: Re: Les Sorcières au Moyen Âge et à l’Epoque Moderne   11/3/2007, 22:46

Merci pour ta constance, c'est trés interessant.
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MessageSujet: Re: Les Sorcières au Moyen Âge et à l’Epoque Moderne   11/3/2007, 23:05

et c'est pas encore fini Rolling Eyes Mad oups

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MessageSujet: Re: Les Sorcières au Moyen Âge et à l’Epoque Moderne   11/3/2007, 23:06

Et bien! Très complet tout ça! Voilà encore un post qui me prouve au combien le culte chrétien à été perverti par des personnes assoifées de pouvoir et de soumission...
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MessageSujet: Re: Les Sorcières au Moyen Âge et à l’Epoque Moderne   23/8/2007, 20:18

La torture


Avant le XIIIe siècle, les procédures pénales des tribunaux européens appliquaient des systèmes assez primaires : si l’accusé plaidait coupable, ou si l’accusateur réussissait à prouver l’accusation, le juge prononçait une condamnation.

Dans les cas douteux, on appliquait l’ordalie (le jugement de Dieu), c’est-à-dire que le suspect était soumis à une épreuve – la plupart du temps très cruelle – dont le résultat représentait la réponse divine. Pour obtenir le « signe divin », l’accusé ne devait manifester ni douleur ni brûlure s’il empoignait un fer chauffé à blanc, plongeait un bras dans l’eau bouillante, ou marchait sur des charbons ardents. Il ne devait pas non plus s’étouffer en avalant un gros quignon de pain. Mai sil était considéré comme coupable s’il montrait des signes de souffrance.
Le duel était une alternative à l’ordalie, et l’accusé devait alors se battre avec le représentant de la partie lésée.

Si l’accusé se déclarait innocent et pouvait le prouver grâce à des témoins qui attestaient sa probité, il était acquitté, et l’accusateur était à son tour poursuivi en vertu de la lex talionis.

Après le Ive concile de Latran, en 1215, l’Eglise mit en place un nouveau système procédurier, appelé « inquisitoire », qui interdisait aux autorités ecclésiastiques de participer aux ordalies. Cette procédure modifia de façon radicale le déroulement des procès, car deux éléments étaient essentiels pour procéder : les témoignages oculaires et la confession des accusés.

L’observation de ces procédures permet cependant de noter que, dans les cas où il n’y avait pas de témoins, les juges se trouvaient en difficulté et autorisaient le recours à la torture, en se référant à l’antique tradition romaine. Le fondement de cet usage était que si l’accusé était soumis à des souffrances physiques pendant l’interrogatoire il finirait par confesser la « vérité ».

Les autorités judiciaires, initialement bien consciente du peu de fiabilité à l’égard de la vérité d’une telle méthode – risquant de porter préjudice aux droits de l’accusé et d’entraîner une condamnation injuste – firent adopter de nouvelles normes déterminant la sévérité et les temps de torture, dont étaient dispensé les femmes enceintes et les enfants. En outre, le juge ne devait pas faire de demandes susceptibles de conduire l’accusé à donner des réponses de culpabilité, et les dépositions enregistrées dans les chambres de torture n’étaient pas non plus admises.

Mais au bout de quelques temps, les normes furent totalement dénaturées, puis officiellement éliminées, et l’utilisation sans discrimination de la torture comme moyen d’extorquer des aveux de culpabilité se répandit, rendant ainsi possible le supplice de toute personne soupçonnée de crimes, même sans preuve. En 1376, le Directorium Inquisitorium, un manuel destiné à la répression des hérétiques, élimina l’interdiction de la torture à répétition, et les tribunaux européens adoptèrent rapidement cet usage. Durant les procès les interrogatoires destinés à influencer les accusés furent à l’ordre du jour, et les juges, craignant que les accusés de sorcellerie utilisent la magie pour résister à la douleur, infligeaient des supplices toujours plus infâmes. Les nouvelles procédures accrurent les condamnations injustifiées, car les suspects, soumis à des tortures insupportables, admettaient n’importe quel crime et étaient prêts à impliquer des personnes qui, à leur tour, en accusaient d’autres.
C’est ainsi que la grande chasse aux sorcières eut lieu, accompagnée de réactions en chaîne.


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