Liber Draconis

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 Débat sur le serpent rouge

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Isha
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MessageSujet: Débat sur le serpent rouge   24/11/2006, 11:19

jeff666
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Octobre 1966
L’Auteur
LOUIS SAINT-MAXENT

Avant-propos:
Comme
ils sont étranges les manuscrits de cet Ami, grand Voyageur de
l'inconnu, ils me sont parvenus séparément, pourtant ils Forment un
tout pour lui qui sait que les couleurs de l'arc-en-ciel Donnent
l'unité blanche, ou pour l'Artiste qui sous son pinceau, fait Des six
teintes de sa palette magique, jaillir le noir.

Cet Ami, comment vous le présenter ? Son nom demeura un Mystère, mais son nombre est celui d'un sceau célèbre.
Comment
vous Le décrire ? Peut-être comme le nautonier de l'arche impérissable,
Impassible comme une colonne sur son roc blanc, scrutant vers le Midi,
au-delà du roc noir.

Dans mon pèlerinage éprouvant, je tentais
de me frayer à L’épée une voie à travers la végétation inextricable des
bois, je Voulais parvenir à la demeure de la BELLE endormie en qui
certains Poètes voient la REINE d'un royaume disparu.
Au désespoir de retrouver le chemin, les parchemins de cet Ami furent pour moi le fil d'Ariane.

Grâce
à lui, désormais à pas mesurés et d'un oeil sur, je Puis découvrir les
soixante-quatre pierres dispersées du cube parfait Que les Frères de la
BELLE du bois noir échappant à la poursuite des Usurpateurs, avaient
semées en route quant ils s'enfuirent du Fort Blanc.

Rassembler
les pierres éparses, oeuvrer de l'équerre et du Compas pour les
remettre en ordre régulier, chercher la ligne du méridien en allant de
l'Orient à l'Occident, puis regardant du Midi au Nord, enfin en tous
sens pour obtenir la solution cherchée, faisant Station devant les
quatorze pierres marquées d'une croix.
Le cercle Étant l'anneau et
couronne, et lui le diadème de cette REINE du Castel Les dalles du pavé
mosaïque du lieu sacré pouvaient être alternativement blanches ou
noires, et JESUS, comme ASMODEE observer
Leurs alignements, ma vue semblait incapable de voir le sommet où demeurait cachée la merveilleuse endormie.
N'étant pas HERCULE à la Puissance magique, comment déchiffrer les mystérieux symboles gravés Par les observateurs du passé.
Dans
le sanctuaire pourtant le bénitier, fontaine d'amour des croyants
redonne mémoire de ces mots : PAR CE SIGNE TU le VAINCRAS.

De celle que je désirais libérer, montait vers moi les effluves du parfum qui imprégnèrent le sépulcre.
Jadis
les uns l'avaient Nommée : ISIS, reine des sources bienfaisantes, VENEZ
A MOI VOUS TOUS QUI SOUFFREZ ET QUI ETES ACCABLES ET JE VOUS
SOULAGERAI, d'autres :MADELAINE, au célèbre vase plein d'un baume
guérisseur.
Les initiés Savent son nom véritable : NOTRE DAME DES CROSS.

J'étais
comme les bergers du célèbre peintre POUSSIN, perplexe Devant l'énigme
: «ET IN ARCADIA EGO..."! La voix du sang allait-elle Me rendre l'image
d'un passé ancestral.
Oui, l'éclair du génie traversa ma pensée.
Je revoyais, je comprenais ! Je savais maintenant ce secrêt fabuleux.
Et
merveille, lors des sauts des quatre cavaliers, les Sabots d'un cheval
avaient laissé quatre empreintes sur la pierre, voilà le signe que
DELACROIX avait donné dans l'un des trois tableaux de La chapelle des
Anges.
Voilà la septième sentence qu'une main avait Tracée : RETIRE MOI DE LA BOUE, QUE JE N'Y RESTE PAS ENFONCE.
Deux fois IS, embaumeuse et embaumée, vase miracle de l'éternelle Dame Blanche des Légendes.

Commencé dans les ténèbres, mon voyage ne pouvait s'achever Qu’en Lumière.
A la fenêtre de la maison ruinée, je contemplais à Travers les arbres dépouillés par l'automne le sommet de la montagne.
La
croix de crête se détachait sous le soleil du midi, elle était la
Quatorzième et la plus grande de toutes avec ses 35 centimètres! Me
Voici donc à mon tour cavalier sur le coursier divin chevauchant
L’abîme.

Vision
céleste pour celui qui me souvient des quatre oeuvres De Em. SIGNOL
autour de la ligne du Méridien, au choeur même du Sanctuaire d'où
rayonne cette source d'amour des uns pour les autres, Je pivote sur
moi-même passant du regard la rose du P à celle de l'S, Puis de l'S au
P ... et la spirale dans mon esprit devenant comme un Poulpe monstrueux
expulsant son encre, les ténèbres absorbent la lumière, j'ai le vertige
et je porte ma main à ma bouche mordant instinctivement ma paume,
peut-être comme OLIER dans son cercueil.
Malédiction, je comprends
la vérité, IL EST PASSE, mais lui aussi en faisant LE BIEN, ainsi que
xxxxxxxx CELUI de la tombe fleurie.
Mais combien ont saccagé la MAISON, ne laissant que des cadavres embaumés et nombres de métaux qu'ils n'avaient pu emporter.
Quel étrange mystère recèle le nouveau temple de SALOMON édifié par les enfants de Saint VINCENT.

Maudissant
les profanateurs dans leurs cendres et ceux qui vivent sur leurs
traces, sortant de l'abîme où j'étais plongé en accomplissant le geste
d'horreur : " Voici la preuve que du sceau de SALOMON je connais le
secret, que xxxxxxxxxxx de cette REINE j'ai visité les demeures
cachées. "
A ceci, Ami Lecteur, garde toi d'ajouter ou de
retrancher un iota ... médite, Médite encore, le vil plomb de mon écrit
xxxx contient peut-être l'or le plus pur.

Revenant alors à la blanche colline, le ciel ayant ouvert ses
Vannes, il me sembla près de moi sentir une présence, les pieds dans
L’eau
comme celui qui vient de recevoir la marque du baptême, me retournant
vers l'est, face à moi je vis déroulant sans fin ses anneaux,L’énorme
SERPENT ROUGE cité dans les parchemins, salée et amère, l'énorme bête
déchaînée devint au pied de ce mont blanc, rouge en colère.

Mon émotion fut grande, "RETIRE MOI DE LA BOUE" disais-je, et Mon réveil fut immédiat.
J'ai omis de vous dire en effet que c'était Un songe que j'avais fait ce 17 JANVIER, fête de Saint SULPICE.
Par La suite mon trouble persistant, j'ai voulu après réflexions d'usage
Vous le relater un conte de PERRAULT.
Voici donc Ami Lecteur, dans Les pages qui suivent le résultat d'un rêve m'ayant bercé dans le Monde de l'étrange à l'inconnu.
A celui qui PASSE de FAIRE LE BIEN !

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MessageSujet: Re: Débat sur le serpent rouge   24/11/2006, 11:20

Ishâ
Modérateur


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et bien moi j'ai un petit quelque chose là dessus :
Code:
Nicolas poussin qui avait pour devise « je détiens le secret », a peint un magnifique tableau, les bergers d’arcadie. Le paysage peint au second plant est le même que l’on voit aux pontils entre Serres et Arques. Sur ce tableau il y a un tombeau sur lequel est inscrit, ET IN ARCADIA EGO… Et oui ce ci est un message codé, digne des romans de Jules Verne, c’est une anagramme, où il faut lire I TEGO ARCANA DIE, je détiens les secrets de Dieu. Et si on rajoute un verbe à cette phrase latine non terminée comme l’indique les trois points de suspension, on prendra le verbe Etre, ce qui devient ET IN ARCADIA EGO SUM ou « Et en Arcadie, je suis ».Une nouvelle anagramme apparaît, TANGO ARCAM DIE IESU, je touche le tombeau de dieu Jésus.
mais sans doute vaut-il mieux attendre les lumières que Jeff pourra nous apporter par ce que moi et le latin ça fait ZERO :wink:

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MessageSujet: Re: Débat sur le serpent rouge   24/11/2006, 11:20

jeff666
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Inscrit le: 05 Avr 2005
Messages: 378



Chapeau virgo.
Poussin a peint les bergers d’Arcadie et d’après lui il a inventé le paysage qu’il a peint.
Faux et archi faux c’est un gros mytho poussin.

Quand on prend le tableau, en haut a droit il y a deux montagnes si mes souvenirs sont bon.
Et donc ces deux montagne sont a rennes le château.
Un peut d’histoire lol.
L’abbé de Rennes le château (l’abbé Saunière) a accueilli Marie-Madelaine qui avait en sa possession le graal, et qui sur certains tableaux est représenté en train de laver les pieds de jésus.
Et toujours d’après certains texte Marie-Madelaine aurait été la femme de jésus, qui lui-même était juifs et comme il est dit dans les même textes il était rabbin, et aurait étudier la cabale très jeunes.
Marie-Madelaine serait venu de JERUSALEM qui a pour autre nom SION.
Graal veux dire aussi sang royal.
Donc première hypothèse serais que Marie-Madelaine ne se pas venu avec le graal (le calice de christ) mais avec le graal (le sang du christ (sa descendance)).
Bon sinon pour en revenir a ta question Virgo la je ne sais pas si il y a une phrase cacher dans ET IN ARCADIA EGO ou si c’est juste une invention des Rosicruciens ou tout simplement du Prioré de Sion ah tiens tiens encore Sion !
PS:Je vous laisse beaucoup de mots clé pour que tout le monde recherche et participe.

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MessageSujet: Re: Débat sur le serpent rouge   24/11/2006, 11:22

Sculler
Master Argent


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Le nom de Jules Verne a été indirectement cité (citation due à Virgo), et je vous incite à approfondir de ce côté ... Il y a un roman de Jules Verne qui ajoute une véritable dimension ésotérique au contexte du tableau de Poussin.

Bonne chasse au trésor.

Sculler, qui a déjà joué.

...
Master Or


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"Et in arcadia ego..." ou "Même moi en arcadie..." ou "Moi aussi en arcadie..." ou encore "Je suis en Arcadie...", premiers mots d'une oeuvre de Virgile, symbolise en fait la mort en art (raison pour laquelle l'inscription se trouve sur un tombeau d'ailleurs), car la mort est présente même en Arcadie (pays/région paradisiaque), fatalité extrême, et finalement seule vérité "vraie". Poussin avait pour ordre de peindre l'allégorie "du temps découvrant la vérité", le temps est représenté par l'inscription curieuse et énigmatique (on met du temps pour la comprendre), et la vérité est ici la mort (le tombeau et le sens de la phrase), certains ont vus la volonté de démonter la théorie de la résurrection du Christ avec ce tableau. Il y a deux "bergers d'arcadie" par Poussin, les deux ont été commandés.

Sources : ma gueule.

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MessageSujet: Re: Débat sur le serpent rouge   24/11/2006, 11:23

jeff666
Apprenti


Inscrit le: 05 Avr 2005
Messages: 378



LES BERGERS D’ARCADIE CONSIDERES COMME ALLUSION AU TOMBEAU
DE VIRGILE


(Page 3/6)

I - UNE AMBIANCE VIRGILIENNE
Se souvenir de Virgile est le point d'entrée proposé pour une nouvelle lecture des Bergers d'Arcadie. A partir de quoi, l'identification des bergers sera facilitée, de même que la compréhension de l'épitaphe.
Virgile connu par l'histoire
Publius Vergilius Maro, le prince des poètes latins, naquit aux environs de Mantoue, 70 ans avant notre ère.
Il étudia d'abord à Mantoue, puis à Crémone, à Milan, à Naples, d'où il alla à Rome. Là, il s'attira la protection des plus illustres personnages de son temps, entre autres de Mécène, richissime favori d'Auguste, de Pollion, orateur en renom, et de l'empereur Auguste lui-même.
Ses oeuvres essentielles furent, comme chacun sait, les Bucoliques - courts dialogues de bergers imités de Théocrite -, les Géorgiques - quatre chants dépeignant les rapports de l'homme et de la nature - et l'Enéide - épopée en douze chants narrant l'établissement dans le Latium des Troyens ayant fui Ilion en flammes -. Production dont le retentissement fut considérable, du vivant même du poète, tant son génie de la prosodie latine charmait ses auditeurs (dimension désormais difficile d'accès, sauf exception, aux lecteurs de notre époque).
Il mourut à Brindes (Brindisi) en Calabre, 19 ans avant notre ère, à l'âge de 51 ans. Il revenait d'un voyage en Grèce qui lui permit de voir les sites dont il parlait dans son Enéide.
On sait qu'avant de mourir, il donna ordre de brûler son manuscrit, qu'il jugeait trop imparfait, mais qu'Auguste s'y opposa, évidemment intéressé à la conservation de ce grandiose récit épique qui chantait l'ascendance troyenne de la gens Julia à laquelle il n'était pas étranger.
Virgile rêvé par les siècles ultérieurs
De manière assez curieuse, Virgile jouit d'une réputation inégalée dans les temps de la chrétienté. Pourtant poète païen, antérieur à la venue du Christ sur terre, donc exclu du salut apporté par le fils de Dieu, il fut perçu comme annonciateur du Sauveur, ce qui l'auréola d'une réputation de prophète. Pourtant, le motif de cette croyance était mince ; simplement un vers de la quatrième Eglogue : "Magnus ab integro saeclorum nascitur ordo" (Voici que recommence le grand ordre des siècles) dans lequel on a voulu voir l'annonce de l'ère chrétienne imminente. Son image de païen touché par une obscure prescience de la vraie foi est donc toujours demeurée suffisamment recommandable pour que Dante en fasse un guide dans les Enfers et au purgatoire de sa Divine Comédie.
Mais à côté de cette représentation du poète un peu mouillée d'eau bénite, s'est développée la représentation de Virgile comme mage ayant disposé des plus grands pouvoirs surnaturels. Cette croyance s'est ancrée sur l'épisode de l'Enéide au cours duquel Virgile montre Enée, un rameau d'or protecteur en main, s'enfonçant dans la bouche du royaume des ombres ouverte sur les rives du lac Averne, contournant Cerbère endormi par un gâteau soporifique, et rencontrant enfin l'âme de son père défunt, Anchise. La description du parcours d'un mortel au sein de l'Erèbe va contribuer à conférer dans les siècles suivants une aura de mage à Virgile. La circonstance que sa mère se soit appelée Magia n'a pas eu pour effet de dissiper cette croyance médiévale...
Ces rappels permettent de reconstituer l'imaginaire connu de Poussin, relativement à Virgile, poète qu'il tenait en très haute estime.

II - IDENTIFICATION DES BERGERS
Qui sont donc ces dolents personnages qui s'adonnent à un mélancolique exercice de lecture, baignés de l'atmosphère surannée des sociétés pastorales d'autrefois ?
L'exercice à donné lieu à des hypothèses souvent puissantes : par exemple, Milovan Stanic (op. cit.) voit dans le berger accoudé au tombeau une représentation typique de Thanatos, et dans la femme une illustration de la sibylle de Cumes évoquée dans la troisième églogue et de la Sapientia consolatrice présente dans les inscriptions funéraires du XVIIe siècle.
Mais n'y a-t-il pas un lieu d'interprétation globale qui prendrait tous les personnages dans une unité de sens ? Nous le croyons.
Devant le hiératisme des poses qui fait soupçonner une intention spécialement réfléchie, nous pouvons rechercher si, par hasard, il n’y aurait pas quelque vérité dans l'hypothèse formulée par Henri de Lens (Cent Trésors, une Enigme, Ed. Albatros, 1977, p.183) selon laquelle les personnages du tableau seraient la transposition de quatre constellations, dans leur représentation connue au temps de Poussin :
Nous proposons l'étude de cet aspect fondamental du tableau à l'aide de la carte "réactive" ci-dessous (il suffit de cliquer sur l'une des constellations représentées pour obtenir son étude plus détaillée).
Mais avant de vous engager à cet examen critique, nous vous rappelons qu'il n'y a pas lieu de s'arrêter à la circonstance que, dans notre carte céleste, Hercule est à droite du Bouvier, alors que dans le tableau leur position est inverse. En effet, les cartes du ciel paraissent à l'envers ou à l'endroit, selon que l'observateur est réputé placé dans ou hors de la sphère céleste, selon la convention adoptée.


" La bergère de droite est exactement la constellation de la Vierge. Le berger sur l'épaule de qui la Vierge pose sa main gauche est sans aucun doute possible la figuration de la constellation nommée Bootes, Berger ou encore Bouvier. On a même pris le soin de la peindre avec un pied appuyé sur une pierre, ainsi que les anciennes représentations du Berger. Le berger de gauche, agenouillé et désignant une des lettres de l'inscription, n'est autre que la constellation d'Hercule dont la position est si caractérisée. "
Nous nous autoriserons cependant à ne pas partager l'idée qu'il exprime ensuite selon laquelle le dernier des personnages pourrait être pris pour la constellation d'Andromède . Notre préférence personnelle fait plutôt élection du Serpentaire, nommé également Esculape (L'Asclépios grec, fils d'Apollon, dieu de la médecine) ou encore Aristée, un autre fils du prolifique Apollon, né de ses amours avec la nymphe Cyrène. Aristée, souvenons-nous en, a apporté aux hommes, outre l'apiculture, l'art de garder les troupeaux que lui avaient appris les Muses. Et si l'on se pique d'intérêt pour les motifs qui fondent notre opinion, nous pouvons bien volontiers les donner.
Avant de s'avancer à découvert dans l'immense plaine des interprétations fragiles où la première salve des critiques positivistes peut nous faucher sans merci, partons d'un fait assez avéré : de même que le Bouvier forme couple avec la Vierge, dans le ciel comme dans le tableau, il est logique de privilégier la constellation qui se trouve être la plus proche d'Hercule dans le ciel, donc celle du Serpentaire.
Bien sûr, cette solution présente pour faiblesse - mineure, mais faiblesse malgré tout - de rapprocher deux constellations qui sont tête-bêche, position assez éloignée, même pour des pâtres grecs, de l'attitude convenable donnée par le peintre aux personnages correspondants. Mais il faut bien concevoir que ce groupe pastoral n’est pas une peinture du ciel, tout au plus une construction symbolique.
AUTRES CONSTELLATIONS ASSOCIEES
A propos du Lion : Cette constellation comporte une étoile majeure, Regulus, le Petit Roi, et cet astre est comme pointé par la constellation secondaire de la Faucille, qui correspond à la Crinière du Lion.
Revenons maintenant à Hercule pour nous souvenir que son premier travail fut d'étouffer le lion de Némée et qu'il en a conservé la dépouille. Il est bien représenté avec cette peau sur l'épaule et le bras dans les cartes du ciel.

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MessageSujet: Re: Débat sur le serpent rouge   24/11/2006, 11:23

jeff666
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Inscrit le: 05 Avr 2005
Messages: 378



Le tableau de Poussin devient fort explicite lorsqu'il montre un berger évocateur d'Hercule pointant le R d'une inscription, qui peut se lire REGO, je dirige, je commande (du latin: rex, regis, le roi),
ET IN ARCADIA
EGO
avec un bras qui ne porte certes pas une peau de lion, mais dont l'ombre, elle, est bien celle d'une faucille - constellation secondaire du Lion.
En effet, est-il possible de nier le caractère profondément faux - on nous passera ce jeu de mots - du dessin de cette ombre de bras (cette singularité a été repérée par Lawrence Steefel, dans un article qui fit sensation, 1975, "A neglected shadow in Poussins ' Et in Arcadia Ego, The art bulletin, n°57, 1975, p. 99, puis Louis Marin, Détruire la Peinture, Ed. Galilée, 1977, Flammarion, Champs 1997, p.114, qui y voit l'attribut de Cronos et de Saturne) ?
Nous le croyons d'autant moins que dans le même temps, l'avant-bras du personnage du Bouvier qui est en vis-à-vis ne porte aucune ombre sur la tombe, anomalie bien flagrante, si l'on considère l'identité d'exposition des corps au soleil.
La solution cartésienne de cette curiosité est évidemment que le berger de droite est plus éloigné de la tombe que son compagnon de gauche. Il n'empêche que tout se passe comme si le peintre avait voulu délibérément mettre en évidence l'étoile Regulus du Lion. Pourquoi ?
- Par le thème de la faucille, il parle de la mort, sujet central du tableau ;
- par la constellation du Lion, dont la Faucille est la crinière posée sur le bras d'Hercule, il surconfirme l'identification de ce personnage ;
Cela n'est pas vaine redite, car HERCULE va se révéler être la solution de l'énigme.
- par Regulus (REGO), il signale que la solution est au bout du doigt de ce héros.
Les emboitements réalisés par le peintre ne peuvent se démonter qu'avec précaution. Leur maestria n'exclut pas une grande finesse d'exécution et il faut se garder de prendre pour confusionnisme symbolique ce qui est superposition de plans différents.
Ici, nous tentons de devancer l'objection qui nous sera faite d'être imbus de la présomption de vouloir interpréter rigoureusement un tableau dont, malheureusement pour nous, le contenu se limiterait à une allégorie au premier degré - Nous sommes tous mortels... - ne recélant aucune structure secrète analysable sérieusement.
D'ailleurs, preuve certaine des approximations qui abondent dans nos propos, dira-t-on, le regroupement des constellations est arbitraire et artificiel puisque, dans le ciel, loin de se faire face, le Bouvier et Hercule sont dos à dos ! Nous croyons pouvoir organiser notre réplique anticipée en soutenant, paradoxe que la suite éclairera suffisamment, que ce retournement des deux personnages principaux doit être considéré porteur d'un message puissamment révélateur.
A propos de la Couronne : En se retournant l'une vers l'autre dans le tableau, les deux constellations vont nous parler, au surplus, d'une troisième constellation qui se trouve effectivement entre elles, la Couronne Boréale.
Son étoile majeure est Gemma, encore appelée Margarita (La Perle).
Des trois bergers, à ce qu'il semble, seul Hercule n'a pas de couronne de feuillage dans les cheveux, ce qui pourrait ne pas retenir l'attention. Mais est-ce toujours une insignifiante coïncidence si le Bouvier du tableau montre de son doigt précisément l'ombre du crâne d'Hercule? Il nous semble qu'il y a là une marque d'insistance sur la constellation de la Couronne et Gemma.
Si le berger de gauche (Hercule) désigne la solution, comment expliquer que le berger de droite (Bouvier) indique lui aussi "quelque chose" à la fois très proche et pourtant distinct ? La similitude des mains des deux bergers est troublante pour l'analyste.
Nous allons voir que la raison en était liée à l'endroit dont Poussin parlait dans son tableau. Mais avant de trouver cet endroit, il fallait se mettre en marche, ce qui supposait compris le sens général du tableau.

III - ET IN ARCADIA EGO
Malade au retour de Grèce, Virgile était décédé peu après avoir débarqué du bateau. Il avait eu le temps, dit-on, de composer son épitaphe :
MANTUA ME GENUIT, CALABRI RAPUERE, TENET NUNC
PARTHENOPE; CECINI PASCUA, RURA, DUCES
(Mantoue m'a donné le jour, les Calabres me l'ont ravi, Parthénope (Naples)
me retient maintenant ; j'ai chanté les pâturages, les campagnes, les chefs.)
Comme il est établi par les meilleurs spécialistes que, dans cet abrégé lapidaire d'une vie, Virgile rappelait l'ensemble de son oeuvre, les " pâturages " dans les Bucoliques, les " campagnes " dans les Géorgiques et les " chefs " dans l'Énéide, nous pouvons comprendre la structure fondamentale du tableau de Poussin :
Autour du tombeau de Virgile, se penchent trois personnages incarnant les trois oeuvres du poète : Énée dans la position d'Hercule, le Bouvier pour rappeler les Bucoliques (du grec boukolein, faire paître les boeufs), le Serpentaire, identifié à Aristée, pour les Géorgiques, car sa légende fait l'objet du chant quatrième de cette oeuvre.
Il est bien naturel que le personnage féminin de la Vierge contemple la scène : elle incarne la ville de Naples ou Parthénope (du grec parthénos, vierge). Parthénope était une sirène dont le corps fut rejeté par la mer sur le rivage où la ville prit ensuite naissance. La Vierge du tableau appuie son poing sur sa hanche : Ischia est la grande île qui ferme, avec Capri, la baie de Naples (jeu de mot avec le grec iskhion, la hanche).
Il n'est pas inutile de rappeler dans quelle familiarité était Poussin avec Virgile et ses oeuvres : Ne va-t-il pas dessiner en 1641 un frontispice pour la publication de ce poète, montrant les emblèmes des trois oeuvres de celui-ci ?
Les bergers - c'est-à-dire les oeuvres entourant leur auteur - ne pourraient-ils alors déchiffrer l'épitaphe de Virgile ?
Cela serait fort logique. Et pourtant, dans le tableau de Poussin, l'inscription dit seulement :
ET IN ARCADIA EGO
Suppléons au verbe manifestement manquant à ce bout de phrase et entendons : " Et moi aussi, j'ai vécu... " Le verbe latin vixi (j'ai vécu) est donc absent.
Dès lors, complétons :
ET IN ARCADIA EGO
VIXI
Mais comme cette phrase, maintenant dotée de son verbe, présente pour particularité de débuter par la conjonction de coordination ET, qui laisse à penser que le début de cette mystérieuse épitaphe a été effacé par l'inclémence du temps, comment ne pas tirer la conclusion simple de ce qui précède en imaginant que la partie perdue de ce texte était celle composée par Virgile ? Les bergers du tableau de Poussin déchiffraient donc la fin d'une très belle inscription :

MANTUA ME GENUIT, CALABRI RAPUERE, TENET NUNC PARTHENOPE ; CECINI PASCUA, RURA, DUCES,
ET IN ARCADIA EGO VIXI

NOTE : Ce texte correspond a une prose latine correcte (nous ne nous rangeons pas aux critiques formulées par Panofsky sur l'impossibilité d'un verbe au passé). Le rajout de ET IN ARCADIA EGO VIXI n'est pas l'addition d'un vers aux deux précédents (ET IN étant deux brèves), ce qui ne peut surprendre, s'agissant d'une construction artificielle à partir d'éléments préexistants.



L'explication de la construction de cette épitaphe imaginaire serait alors :
- la locution ET IN ARCADIA EGO existait depuis le Guerchain ; Poussin en avait lui-même fait un emploi "conventionnel" dans sa première version des Bergers ; elle pouvait être remployée sans éveiller les soupçons et les interrogations des critiques d'art ;
- l'épitaphe attribuée à Virgile était connue de tous les lettrés ; il n'était donc pas possible à Poussin d'être trop explicite en mentionnant Virgile, sinon sa dissimulation aurait été instantanément éventée;
- comment alors suggérer que ET IN ARCADIA EGO complétait l'épitaphe de Virgile, sans pourtant citer celle-là ? En supprimant tout crâne humain sur la tombe, et en montrant les oeuvres de Virgile autour du tombeau, il devenait possible de comprendre que c'était Virgile qui parlait.
Panofsky avait bien perçu que la disparition du crâne impliquait un changement radical du sens. Nous invitons à considérer aujourd'hui le motif fonctionnel de ce changement de sens : se rendre au tombeau de Virgile, dans la baie de Naples.

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MessageSujet: Re: Débat sur le serpent rouge   24/11/2006, 11:26

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Débat sur le serpent rouge
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