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 kabbale, qabbala' etc.......

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Isha
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MessageSujet: kabbale, qabbala' etc.......   23/11/2006, 19:16

5814
Master Argent


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Le mot "kabbale" : Le mot "kabbale" vient de l'hébreu qabbala. C'est un dérivé du verbe leqabbel et de la racine "qbl" qui signifie "recevoir" ou "accueillir" : Ainsi le mot "kabbale" veut-il dire "réception":Pour respecter la forme hébraïque, il faudrait écrire qabbale. De fait, selon les auteurs, on trouve diverses orthographes, dont qabbale, cabbale, cabale,cabale. ..La tradition de transcription la plus classique aujourd'hui est "kabbale". Le judaïsme puise ses racines dans le texte biblique, dont la forme lisible, dévoilée, représente le côté exotérique.La tradition secrète et non dévoilée constitue le côté ésotérique.C'est toute cette dimension cachée, secrète, en un mot ésotérique, qui constitue la kabbale.On peut distinguer dans la kabbale deux approches essentielles :- l'approche herméneutique,- l'approche mystique.La kabbale se présente d'abord comme un commentaire mystique du texte biblique. C'est donc avant tout un apprentissage de l'écoute des textes et du monde, l'art d'en déchiffrer les mystères. Cette approche de la kabbale se nomme le plan herméneutique.La kabbale est un art de l'écoute des voix qui viennent d'ailleurs, de la grande symphonie des sphères célestes à l'humble prière des herbes mouillées et des arbres du chemin, en passant par le rythme des cœurs ...Cette musique est aussi lumière intérieure, car, au sens mystique proprement dit, la kabbale possède une signification plus précise, proche de son origine étymologique : c'est le fait de recevoir ou d'atteindre la lumière de l'infini, et l'ensemble des techniques et des méthodes qui permettent cette réception / libération. En résumé:- la kabbale est la tradition mystique du judaïsme qui se présente comme commentaire codé des textes bibliques ;- la kabbale est l'ensemble des techniques de lecture et de déchiffrage des textes, pour en dévoiler et en communiquer les secrets ;- la kabbale est acquisition de la sagesse d'en haut;- écoute de l'inouï et regard de l'invisible, la kabbale est capacité de recevoir la lumière de l'infini ;- la kabbale est un ensemble de pratiques, prières, rites et méditations qui permettent à l'homme de s'élever intellectuellement et spirituellementvers l'Unité.On peut donc dire que la Cabale est le filet (rets /mais aussi rai de lumière) de l'Etre.

Kabbale, Qabale, Cabalistes ....

Le mot «cabale» (de l'hébreu qabbalah) désigne couramment l'ensemble des doctrines ésotériques du judaïsme ainsi que le mysticisme juif dans son ensemble. En particulier, il se réfère aux formes que ce courant ésotérique et mystique a revêtues au Moyen Âge en Europe à partir du XIIe siècle. Parfois ce terme est utilisé dans une acception beaucoup plus large et il se réfère indistinctement à toute une série d'interprétations numéro logiques et de spéculations sur les lettres de la langue hébraïque et même de toute autre langue. La plupart des dictionnaires rendent compte de ce double sens, en y ajoutant souvent le sens qu'a pris ce mot dans le français du XVIe siècle, où il sert à désigner soit un «ensemble de manœuvres concertées, plus ou moins occultes, visant à nuire à la réputation» d'un adversaire, soit un clan ou un parti politique. Il arrive que ce mot soit employé pour désigner tout ce qui est obscur, inintelligible, et l'on connaît l'expression courante qui entend par «signes cabalistiques» un langage codé spécifique d'une profession ou d'une technique réputée difficile. Ces sens plus ou moins péjoratifs que le mot cabale a pris au cours du temps dans la langue française reflètent les réactions que la lecture de textes cabalistiques, le plus souvent traduits de l'hébreu en latin par les cabalistes chrétiens de la Renaissance et leurs successeurs, a suscitées auprès des esprits éclairés et des auteurs populaires. Mais, au sein même des communautés juives les plus traditionalistes, le mot cabale est parfois utilisé comme synonyme de dérangement mental ou de discours impénétrable. Les cabalistes, dans leur propre milieu d'origine, ont souvent inquiété et fasciné, s'attirant une réputation presque toujours injustifiée de faiseurs de miracles ou d'exaltés. Pourtant la cabale est la forme de pensée la plus féconde qui se soit développée au sein du judaïsme. Des milliers d'œuvres littéraires ont été écrites sous ses auspices. Son apparente obscurité est l'ombre de sa profondeur et de sa complexité. Elle ne doit surtout pas être identifiée à une doctrine parce qu'il existe presque autant de doctrines cabalistiques que de courants et même de cabalistes. Les chercheurs qui se sont spécialisés dans son étude la définissent aujourd'hui à l'aide de deux termes: mysticisme (ou mystique) et ésotérisme.

Au siècle dernier, Adolphe Franck la qualifiait plus volontiers de «philosophie religieuse», formule qui est tombée en désuétude malgré quelques tentatives courageuses pour lui rendre son actualité. Le choix d'une définition n'est pas un exercice anodin de léxicographie, puisque le regard que l'on va porter sur elle en dépend largement, ainsi que l'orientation des analyses qui vont en résulter.

La meilleure présentation historique générale de la cabale reste celle qu'en a donnée Gershom Scholem. Il y explique en quel sens il est possible d'identifier la cabale avec une forme de mysticisme:

« La cabale peut être considérée comme un mysticisme dans la mesure où elle est la quête d'une perception de Dieu et de la création dont les éléments intrinsèques se situent au-delà de la capacité de l'intellect, bien que cela soit parfois explicitement minimiséou rejeté par les cabalistes. »

Par-delà les disputes sémantiques sur le sens des mots mystique ou mysticisme, Gershom Scholem met ici le doigt sur l'une des caractéristiques les plus significatives - peut-être sur la plus significative de la cabale : elle a été vécue par ses adeptes à la fois comme un enseignement transmis par la tradition (c'est le sens du mot qabbalah en hébreu), qu'il appartient au cabaliste de recueillir, de comprendre et d'interpréter, et comme une perception intuitive et imaginative, parfois inspirée ou de nature prophétique, du divin et de l'Écriture sainte, la Torah.
En fait de cabale, il sera surtout question d'un mouvement de pensée religieux qui débute au Moyen Âge, en Europe du Sud, à l'intérieur du judaïsme, et qui se diffuse ensuite, des siècles durant, dans les contrées les plus variées. C'est ce mouvement qui a laissé le plus d'écrits et à ce titre il appartient à l'histoire. Les premiers auteurs de ces écrits utilisaient le mot cabale au pluriel: ils avaient recueilli des qabbalot (traditions) touchant les « secrets de la Torah ». Ces « secrets» portent précisément sur les deux grands axes du judaïsme au moins depuis le tournant rabbinique (fin de l'Antiquité): l'étude et le commentaire des récits bibliques, et l'interprétation des commandements et des interdits de la religion. Schématiquement, les récits bibliques décrivent de façon allusive la structure et le devenir du monde divin, et les commandements se réfèrent aux interactions entre ce monde divin et le monde humain. Le premier axe a été appelé Ma 'assé Beréchit (récit du commencement), le second Ma 'assé Merkavah (récit du char), en référence d'une part au récit de la création exposé dans la Genèse et d'autre part au récit de la vision de la divinité et de ses puissances angéliques par le prophète Ézéchiel.

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MessageSujet: Re: kabbale, qabbala' etc.......   23/11/2006, 19:22

jeff666
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Qu'appelle-t-on Kabbale ?
La Kabbale est la voie de l'ésotérisme hébraïque, et même elle est la forme spécifiquement hébraïque de la Tradition primordiale, comme le soufisme en est la forme musulmane, et l'ésotérisme chrétien, le christianisme originel la forme spécifiquement chrétienne.

Elle repose entièrement sur cette singularité de l'Écriture sainte, selon ce qu'en rapporte le Zohar : « Dans chaque parole de l'Écriture, le Saint, béni soit-il, a caché un mystère suprême qui est l'âme du mot, et d'autres mystères moins profonds, qui sont l'enveloppe du premier mystère. L'homme profane ne voit que dans chaque mot que le corps, c'est-à-dire le sens littéral. Par contre les hommes clairvoyants voient dans chaque mot l'enveloppe qui entoure l'âme et, à travers cette enveloppe, ils entrevoient l'âme bien que la vue claire et nette de cette âme leur soit impossible. »

Ainsi la Sagesse d'en Haut qui fut révélée à Moïse, au mont Sinaï, en même temps que le Pentateuque, la Loi écrite, l'exotérisme du judaïsme, constitue la connaissance cachée qui est l'objet de l'ésotérisme hébraïque : « La Kabbale, Loi orale secrète, recoupe le Pentateuque, la Loi écrite, qu'elle transcende. » Le mystérieux guide de Moïse mentionné dans le saint Coran 'et que l'on identifie à Khidr – est le dépositaire, lui, d'une « Science émanant de nous » que Dieu lui a conférée (XVIII, 65).

Mais la Kabbale, en tant que tradition ésotérique, remonte naturellement à Adam, à l'Adam de notre présent cycle, et en tant que Science sacrée, elle remonte même à l'origine de Dieu et des choses, car elle « est la Science de l'Etre par excellence »

La Kabbale, c'est aussi un livre, le fameux Zohar, ou Livre de la Splendeur, attribué au maître Siméon bar Yo’haï, rabbin de Palestine qui vivait au 2ème siècle de notre ère, mais dont l'auteur est de manière plus vraisemblable Moïse de Léon. Le Zohar aurait donc été composé en Espagne, à la fin du 13ème siècle. Quoi qu'il en soit, l'ouvrage reste le plus important de toute la littérature kabbalistique.

La Kabbale est moins une technique, qu'un « mode de vie spirituelle », qui a été incarnée par quelques grands noms, tous des docteurs juifs, tels que Siméon bar Yo’haï, Aboulafia, Moïse de Léon, bien sûr, Cordovera, Louria, etc. Enfin, si la Kabbale, à strictement parler, est une « voie de connaissance », qui « traite à la fois de l'essence de Dieu et des causes premières, de la création ainsi que de la connaissance des principaux noms sacrés et de leur énonciation exacte », et si elle se réfère principalement au Zohar, elle a aussi connu un développement original à compter du 18ème siècle, avec le hassidisme. On peut dire que « les hassidim font apparaître la Kabbale davantage comme une introduction à la vie sainte et à l'amour de Dieu que comme une science d'une rigueur tout intellectuelle ». On se trouve donc ici plutôt dans une voie d'amour, où la prière l'emporte sur les actes et même sur l'étude de la Torah. Alors qu'on raconte que « Siméon bar Yo’haï avait médité pendant sept années de suite sur la Torah sans s'en écarter un seul instant pour se livrer à ses prières. » Donc, une prière, qui est centrée sur l'attachement à Dieu, la « contemplation » (devequt) : « C'est quand l'homme est dépouillé de tout et qu'il ne peut plus trouver les mots pour prier qu'il peut vraiment être proche de la prière. Mais il y a une façon de voir encore plus haute. Quand l'homme n'a plus aucune volonté propre, quand il n'a plus pour lui que son Créateur, quand il ne sait plus comment prier à cause de la crainte qu'il éprouve et de son attachement à Dieu (…), il n'a qu'à dire alors, comme il est écrit : « Seigneur, ouvre mes lèvres » (Ps 51, 17).

Pour en revenir à la Kabbale proprement dite, celle-ci se distingue par un mode opératoire pour lequel elle dispose d'instruments : un alphabet et des textes sacrés et les sephiroth.

► Les instruments de la Kabbale
Alphabet
Les 22 lettres-consonnes de l'alphabet hébreu ont une valeur numérique, et elles traduisent « la réalité ontologique ». L'alphabet hébreu ne peut donc en aucune manière être comparé aux alphabets des langues profanes, sauf à l'arabe, mais l'arabe n'est justement pas une langue profane. On fera remarquer, après René Guénon, que les mots qabbalah, Kabbale en hébreu, et qibla, qui désigne l'orientation rituelle, en arabe, ont la même racine Q B L – ainsi d'ailleurs que la même orthographe. Par ailleurs, du fait de leur valeur numérique des consonnes, « des mots de consonnes différentes, mais de valeurs correspondantes, possèdent un radical ontologique identique »
Un exemple :
Nom, Chem, soit Shine et Mem (300+40 = 340) et Nombre, Sephar – Samekh, Pé, Resch (60+80+200 = 340).

Cette singularité de l'alphabet hébreu fera dire à A-D Grad : « On ne conçoit d'ailleurs pas d’autre langue idéale, où la différence entre l'Homme (Adam : Aleph-Daleth-Mem, soit 1+4+40+45) et la Femme (‘Havah - ‘Heth -Vav - Hé, soit 8+6+5 = 19) peut donner le nombre de Yahweh, c'est-à-dire 26 (45-19=26) »

Textes chiffrés
Les kabbalistes opèrent sur des textes chiffrés tous tirés de l'Ancien Testament, qui reste le seul document traditionnel non tronqué – à l'exception notoire du saint Coran. Ils privilégient le Livre de la Genèse, et le Livre d'Ezéchiel. Mais aussi le premier chapitre du Livre de la Genèse, et le premier verset qui « contient déjà tout le Livre », et le premier mot qui, lui-même « contient le premier verset ». « Et la première lettre du premier mot, beith, de valeur numérique 2, renferme à elle-seule toute une cosmogonie ». Autre livre d'une égale importance pour les kabbalistes : Le Cantique des Cantiques : « De tous les cantiques qui existent, dit le Zohar, aucun n'est aussi agréable au Saint Béni soit-il, que le Cantiques des Cantiques ». Il est dit également qu'il renferme « tout ce qui existe, tout ce qui a existé, tout ce qui existera » et aussi que « tous les événements qui se passeront au septième millénaire, qui est le Sabbat du Seigneur », s'y trouvent résumés.

Sephiroths
Les sephiroths ou « nominations pures », qui sont au nombre de 10, comptent parmi les 32 « mystérieux chemins de Sagesse » selon lesquels Dieu a créé le monde - les 22 autres « sentiers » étant constitués des 22 lettres de l'alphabet hébreux. Ces 10 sephiroths sont 10 aspects de l'Un par lesquels l'Un se manifeste, autrement dit, ils sont les « intermédiaires » entre l'Être et la création.

La création elle-même a été rendue possible par le « retrait de Dieu à l'intérieur de lui-même », selon la théorie d'Isaac Louria (1534-1572), qui demeure l'un des maîtres les plus représentatifs de la Kabbale, la théorie du tsimtsoum, selon laquelle « Dieu s'est exilé en réservant à l'intérieur de son propre Être « une sorte d'espace mystique » pour la Création ».

Au-dessus du monde des sephiroths « par lequel Dieu se manifeste », se place le monde caché de l'En-Sof, la « Volonté suprême », monde qui est sans commencement ni fin et qui demeure tout à fait inaccessible à l'homme.

Chaque sephira est l'archétype d'un membre ou d'un organe de l'homme, l'unité séphirotique est appelée « l'Homme d'en haut »

Kether – la Couronne – est la première sephirah et la 10ème est Malkhout, - le Royaume. Les autres sephiroths unissent donc la Tête, le « Point suprême » où commencent les mystères intelligibles au Malkhout, qui est le Royaume.

De Kether émanent les 22 lettres de l'alphabet, et naissent aussi d'une part la Sagesse, ou le Père, car « sans elle il n’y aurait pas de commencement » et, d'autre part, l'Intelligence qui est appelée la Mère. Kether est, enfin, « l'Essence pure et divine » de l'homme.


La seconde sephirah est Hochmah, la Sagesse, elle est le souffle qui vient de l'esprit et, pour l'homme, elle est sa connaissance de Dieu. La troisième est Binah, l'Intelligence, elle est l'eau, et le discernement de l'homme entre le réel et l'irréel. La quatrième est Hesed, la Miséricorde, elle est le feu, et la nature lumineuse de l'homme qui aspire toujours au Divin. La cinquième est Géburah, la Rigueur, ou Dîn, le Jugement, qui est le jugement véritable de l'homme sur toutes choses. La sixième est Tiphereth, la Beauté, qui est la beauté extérieure et intérieure de l'homme, sa sérénité et son amour. La septième est Netsah, l'Éternité, elle est sa « puissance spirituelle ». La huitième est Hod, la Gloire (ou la Réverbération), qui est sa force naturelle. La neuvième est Yesod, le Fondement, qui est l'activité de l'homme. Les six dernières sephiroth représentent également les quatre points cardinaux et les deux pôles. Il faut également ajouter Daath, la science qui est née de l'union de la Sagesse et de l'Intelligence, quoiqu'elle n'appartienne pas aux dix sephiroth traditionnels.
► Che’hina
La 10ème sephirah, Malkhout ou Royauté représente la « Présence de Dieu » ou la « présence réelle » de la Divinité : la Che’hina. (On aura reconnu naturellement la Sakinah arabe, qui est la « Grande Paix »). « Selon la doctrine cachée, il est du devoir des hommes de foi de diriger tout leur esprit et toute leur intention vers la Shekina », dit le Zohar. La Che’hina est , en effet, la « Résidence divine », le principe féminin en Dieu, séparée de son principe masculin, qui est le Saint, béni soit-il, Kadoch Baroukh Hou. C’est tout le drame de la Chute, de la séparation des deux principes en Dieu, et de l'Exil de la Che’hina qui constitue l'Histoire depuis les temps paradisiaques jusqu'à la venue du Messie Roi.

L'exil de la Che’hina et sa séparation d'avec le Saint, béni soit-il, a donné lieu à des développements particulièrement suggestifs. Ainsi le Zohar rapporte-t-il cet enseignement de Siméon bar Yo’haï : « Il incombe à l'homme d'être male et femelle », toujours, afin que sa foi puisse rester inébranlable et que la Présence divine [ la Shekina ] ne l'abandonne jamais. Tu pourrais demander : qu'en est-il de l'homme qui part en voyage et qui, loin de sa femme, cesse d'être « mâle et femelle » ? Cet homme, avant de se mettre en route, alors qu'il est encore « mâle et femelle », doit prier Dieu pour attirer à lui la Présence de son Maître. Quand il a prié et rendu grâces, tandis que repose sur lui la Présence divine, alors il peut partir car, grâce à son union avec la Présence divine, il est à présent mâle et femelle dans la campagne de même qu'il était mâle et femelle dans la ville. »

A la Présence divine, enfin, est associé l'Ange Metatron, ou Matrona, l'Ange des Théophanies, dont la fonction essentielle, toujours selon le Zohar, est de servir « d'intermédiaire au monde d'en haut pour correspondre avec celui d'ici-bas, et aussi d'intermédiaire au monde d'ici-bas pour correspondre avec celui d'en haut. Ainsi, elle est la Médiatrice parfaite entre le ciel et la terre. »

► La Torah
Le Zohar convie ses lecteurs, les kabbalistes, à devenir des « amants de la Torah ». C'est, en effet, que d'une part « toute la Lumière que Dieu a donnée à Israël, se cache dans la Torah » et que d'autre part la Kabbale est « l’essence doctrinale de la Torah ». C'est donc à un pèlerinage à l'intérieur de la Torah et des mondes que la Kabbale invite :

« Ses récits qui rapportent des choses du monde composent l'habit qui couvre le corps de la Torah. Et ce corps est formé des préceptes de la Torah. Les hommes sans entendement ne voient que les récits, les vêtements; ceux qui ont un peu plus de sagesse voient également le corps. Mais les véritables sages, ceux qui servent le Roi Très-Haut, ceux qui se tenaient au Mont Sinaï, pénètrent jusqu'à l'âme, jusqu'à la Torah véritable qui est la racine fondamentale de tout. Au temps futurs, il leur sera accordé de pénétrer jusqu'à l'âme même de l'âme de la Torah.

Voyez maintenant comme il en va de même dans le monde céleste, avec le vêtement, le corps, l'âme et l'âme supérieure. Les vêtements extérieurs sont les cieux et tout ce qu'ils contiennent ; le corps est la communauté d'Israël, et c'est le vase de l'âme, à savoir de « la gloire d'Israël ». Et l'âme de l'âme est l'Ancien Saint. Et tout est conjoint, un degré dans l'autre. »

« L'Ancien Saint, dit le Zohar, n'est pas susceptible de transformation. Il n'a jamais changé et ne changera pas. Il est le centre de toute perfection. C'est l'image qui embrasse toutes les images, l'image qui embrasse tous les noms, l'image qu'on voit partout et sous toutes les formes, mais seulement au titre de reproduction ou de peinture, tandis que nul ne peut voir l'image réelle et authentique. »

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MessageSujet: Re: kabbale, qabbala' etc.......   31/1/2007, 17:13

Eh beh! ca en fait des posts a lire! encore et toujours, très intéressant

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MessageSujet: Re: kabbale, qabbala' etc.......   Aujourd'hui à 23:28

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