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 Le Magicien

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Lyvalla
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MessageSujet: Le Magicien   16/11/2006, 18:28




Sorcier. Enchanteur. Prestidigitateur. Charmeur. Devin. Ce sont là quelques-unes des multiples identités du magicien.

Un magicien est tout simplement une personne qui pratique la magie, qu'elle soit "réelle" ou qu'elle en ait l'apparence, comme celle du jeteur de sorts de village ou de l'illusionniste Harry Houdini.

Presque toutes les cultures du monde ont leurs histoires de magiciens légendaires qui savent voler dans les airs, disparaître en une claquement de doigt ou faire surgir un banquet du néant. Chaque culture a aussi ses magiciens, réels et historiques, qui prétendaient avoir des pouvoirs particuliers et utilisaient tout un jeu de techniques pour réaliser des pouesses en apparence inexplicables.

Voici les principaux types de magiciens du monde traité dans ce post :


-Le Magicien Légendaire
-Le Chaman
-Le "Bonhomme" et la "Bonne Femme"
-Le Magicien Savant





Le Magicien Légendaire

La magie sous sa forme la plus pure est celle des sorciers et sorcières des mythes, légendes et contes de fées, qui peuvent accomplir tout ce que bon leur semble, ou à peu près. Ils savent voler, se trouver en deux lieux à la fois (= don d'ubiquité), disparaître et réapparaître, faire surgire n'importe quel objet, changer d'apparence ou prendre celle de quelqu'un d'autre, converser avec les animaux, prédire l'avenir, soigner les maladies et voyager dans le temps.
Certains magiciens légendaires ont une connaissance très sûre des potions et des sorts, meme s'ils s'en servent rarement. La plupart du temps, une bonne formule magique accompagnée d'un petit coup de baguette suffit amplement.

Les histoires de ces magiciens remontent à plusieurs millénaires. Dans l'ancienne Egypte, où les rituels magiques faisaient partie de la vie de tous les jours, le récit des aventures fabuleuses d'un magicien ravisait à coup sûr l'auditoire.
Dans une charmante fable de l'époque du roi Khéops ( 2600 av. J.-C.), le magicien Jajamanekh vient en aide à une jeune fille qui a laissé tomber son diadème de turquoise bleu dans l'eau, alors qu'elle se promenait en barque sur le lac proche du palais royal. Prononçant quelques mots, Jajamanekh découpa proprement le lac en deux, souleva l'un des deux pans, qu'il replia sur le second pour récupérer dessous le diadème intact, sous les yeux de la jeune fille ravie.

Dans la tradition littéraire grecque, où les magiciens légendaires étaient en général des femmes, la sorcière Circé et sa nièce Médée savaient changer les hommes en bêtes sauvages, rendre leur jeunesse aux plus âgés et voir dans l'avenir.
Le poète latin Virgile raconte la vie du magicien Moeris, qui faisait passer les récoltes d'un champs à l'autre, se métamorphosait en loup-garou et ramenait les morts à la vie.

Au Moyen Age, les magiciens légendaires les plus renommés accompagnaient les valeureux chevaliers dans leurs exploits fabuleux, entourés de damoiselles vertueuses et de nobles souverains.
Merlin, conseiller du roi Arthur, fut le plus célèbre; il était réputé pour son pouvoir de transformer la nuit en jour, de produire des armées fantômes, d'énoncer des prophéties et de revêtir quantités d'apparences, humaines ou animales.


Le Chaman

La catégorie la plus ancienne est celle du magicien tribal, également connu sous le nom de sorcier ou chaman. Les chamans furent les premiers médecins, les premiers prêtres et les premiers experts en surnaturel. Dans certaines cultures, leurs pratiques, vieilles d'au-moins trente mille ans, ont survécus jusqu'à nos jours.

Dans beaucoup de sociétés tribales, le chaman occupait une position de pouvoir et de prestige, juste derrièrele chef dans la hiérarchie. Parmi les lourdes responsabilités qui lui incombaient, on comptait l'art de guérir et la divination, la communication avec le monde des esprits, la conservation dela communauté par la chasse, la pêche et la fertilité de la terre, l'art de retrouver des personnes ou les biens disparus, celui de démasquer les voleurs, la protection du village et la neutralisation de ses ennemis. Les chamans confectionnaient amulettes et talismans, accomplissaient des rituels, jetaient des sorts et maîtrisaient les vertus médicinales des herbes, des plantes et des minéraux. Ils étaient aussi les gardiens du savoir, de l'histoire et des traditions de leur tribu.

Dans certaines cultures, la position du chaman était héréditaire; dans d'autre,il fallait avoir été désigné par son prédécesseur. Le chaman était parfois un homme ordinaire, qui avait reçu la révélation de sa "vocation" en rêve, au cours d'une vision ou de toute autre expérience extraordinaire. Il lui fallait alors se retirer en un lieu sauvage et y vivre seul comme un animal, pendant des semaines ou même des mois, le temps d'apprendre à maîtriser ses dons. il lui arrivait de jeûner pendant de longues périodes. Si tout se passait comme le prévoyait la tradition, il avait ensuite un rêve ou une vision qui, par le biais de son animal fétiche, lui livrait des instructions quant à son avenir, ses pouvoirs et son rôle au sein de la communauté. Il retournait alors auprès de ses semblables et entamait sa nouvelle vie.

On raconte que la pluapart des pouvoirs du chaman venaient du royaume invisible des ancêtres et des animaux, avec lequel il entrait en contact lors d'une transe. Les cérémonies chamaniques faisaient partie intégrante de la vie de la tribu; les incantations, danses et percussions accompagnaient le chaman qui, par la danse, entrait dans un état second, au cours duquel il quittait son corps pour communiquer avec ses guides spirituels. Il revenait de cet échange avec des informations importantes. Selon la culture, le chaman portait des peau de bêtes réservées aux rituels, un masque ou une paire de bois. Parfois aussi, il se peignait le visage et le corps ou se drapait dans une cape recouverte de plumes, qui symbolisait son "envol vers l'autre monde.


Le "Bonhomme" et la "Bonne femme"

Du Moyen Age jusqu'au milieu du XIXe siècle au moins, presque toutes les villes et es villages d'Europe avaient leur sorcier local, dont le rôle se rapprochait de celui du chaman. Egalement connu sous le nom de sorcier, de bonhomme ou de bonne femme, ce personnage recevait pour la prescription de remèdes, la divination et toutes les autres requêtes autrefois adressées au chaman.

Cependant, contrairement aux chamans, les bonshommes et les bonnes femmes menaient leurs affaires en toute discrétion et non au cours de cérémonies publiques, plus caractéristiques de la magie tribale; et s'il leur arrivait de s'habiller de façon plus exenctrique que leur concitoyens, ils ne s'affublaient pas de peaux de bêtes, ne dansaient pas de façon bizarre et n'entraient pas en transe. Pourtant, leurs pratiques se ressemblaient beaucoup: ils connaissaient les vertus médicinales des plantes, utilisaient des charmes pour soigner et réalisaient talismans, amulettes et philtres d'amour. Certains maîtrisaient les grands principes de l'astrologie et de la chiromancie, de même que l'interprétation des rêves, qu'ils apprenaient dans de petits livrets populaires. Mais beaucoup de bonshommes et de bonnes femmes étaient illettrés et leur connaissance des remèdes et des potions leur venait de "collègues", d'amis ou de parents. Selon certaines légendes, les magiciens de village apprenaient leurs secrets des fées.

Bien que la loi punît alors l'exercice de la magie, la plupart des bonshommes et bonne femmes agissaient sans crainte. Les services qu'ils offraient étaient très demandés et, tant qu'ils ne commettaient rien de réprhensible, les autorités les laissaient en paix. Beaucoup étaient considérés comme des excentriques vivant dans leur coin.On disait que leurs logis étaient remplis d'objets curieux, tels que des miroirs magiques, des boules de cristal et d'autres ustensiles associés à la divination. On respectait ces personnages, parfois même on les craignait et on les évitait. Mais tout le monde savait où aller en cas de besoin.


Le Magicien Savant

"De nos jours, écrivait en 1600 un Anglais, un homme n'est plus considéré comme savant que s'il sait réaliser des horoscopes, repousser les démons et dire la bonne aventure."

A peine un siècle plus tôt, l'idée qu'un homme de bien pût s'occuper à faire le magicien aurait été impensable. Maisl à la fin du XVe et dans le courant du XVIe siècle, la magie avait gagné une nouvelle crédibilité intellectuelle. Dans l'Italie de la Renaissance, les érudits avaient redonné vie à cette idée que la magie pouvait s'employer à des fins spirituelles, ou pour dominer les éléments naturels. Par un sens rigoureux de l'étude, par une bonne connaissance de soi et avec le renfort de l'imagination, un homme pouvait apprendre à se servir des formules, des incantations et des symboles pour maîtriser les forces cachées de la nature et accomplur jusqu'à l'impossible.

Cette conviction se répendit vers le nord, où un jeune et brillant savant allemand du nom de Cornelius Agrippa s'en fit l'écho. Il fut surtout connu en son temps pour sa Philosophie occulte, ouvrage en trois tomes publié en 1533. Il y soutenait que tout dans la nature - hommes, animaux, végétaux et minéraux - était riche de pouvoirs cachés qui pouvaient être découverts et mis en oeuvre. La tâche qui incombait au magicien savant, selon Agrippa, consistait à appliquer les techniques magiques - divination, arithmancie, astrologie, étude des anges et des démons - pour révéler ces forces et les utiliser pour résoudre les problèmes et soigner les maux.
C'est au cours de ce procesus, poursuivait-il, que l'homme pouvait découvrir la partie de lui reliée au grand tout et que, par la force de son imagination et de sa volonté, il s'approprierait des pouvoirs surnaturels.


Source: D'après une oeuvre de Allan et Elizabeth Kronzek
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MessageSujet: Re: Le Magicien   16/11/2006, 18:29

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