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 le credo philosophique

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Isha
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MessageSujet: le credo philosophique   13/11/2006, 21:19

Credo philosophique

Je crois à l'inconnu que Dieu personnifie :
Prouvé par l'être même et par l'immensité,
Idéal surhumain de la philosophie,
Parfaite intelligence et suprême bonté.

Je crois en l'infini que le fini proclame ;
Je crois en la raison qui ne s'affaiblit pas ;
Je crois à l'espérance et j'ai deviné l'âme,
En sentant que l'amour méprise le trépas !

Je crois que l'idéal pour nous se réalise
Dans les hommes d'amour, d'esprit et de bonté.
Justes de tous les temps, vous êtes mon Eglise,
Et mon dogme a pour loi l'universalité !

Je crois que la douleur est un effort pour naître,
Que le mal est pour nous l'ombre ou l'erreur du bien,
Que l'homme travaillant doit conquérir son être,
Que le bien c'est l'amour et que Satan n'est rien.

Je crois qu'un même espoir vit sous tous les symboles,
Que le monde a pour loi la solidarité ;
Je renverse l'autel de toutes les idoles
En prononçant deux mots : justice et vérité.

Je crois que par le droit le devoir se mesure,
Que le plus fort doit plus, et le plus faible moins :
Qu'avoir peur du vrai Dieu, c'est lui faire une injure,
Mais qu'il faut réunir nos efforts à ses soins.

Je crois que la nature est la force innocente
Dont jamais notre erreur n'abuse impunément ;
Le mal rend la pensée active et vigilante,
Mais il est le remède et non le châtiment.

Je crois que du trépas en déchirant les voiles,
Nous retournerons tous au foyer paternel :
L'ignorance et l'erreur sont l'ombre des étoiles
Dont le bien rayonnant est le centre éternel !


Eliphas Lévi

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MessageSujet: Re: le credo philosophique   13/11/2006, 21:20

Lorsqu'il est parvenu au parfait équilibre, l'homme devient un aimant régulateur de l'aimant universel. Les puissances magnétiques obéissent à deux sortes de forces : les forces réglées et les froces désordonnées ; les forces réglées soumettent la nature au règne de l'intelligence, les forces déréglées ou désordonnées entraînent avec elles des courants soumis à l'instinct.

Or la forces instinctives che l'homme qui n'est pas crée pour être conduit par l'instinct sont fatalement subversives et mortelles.
Plus l'intelligence de l'homme est élevée, plus le désordre est immense lorsqu'il s'abandonne à la fatalité des instincts. L'ivresse de l'orgueil est plus déraisonnable que celle du vin, et le plus profond savant, lorsqu'il s'égare à plaisir, pourrait recevoir des leçons de bon sens et de sagesse de l'être le plus infirme et le plus abrutis.

La volonté de l'homme est invincible lorsqu'elle est résonnable et calme. Lorsqu'on marche doucement et toujours on finit certainement par arriver.
Les hommes bien équilibrés sont des centres de mouvement : ce sont des soleils qui entraînent nécessairement des mondes dans leur cercle d'attraction et qui créent ainsi des univers. Cela se fait de soi-même et sans que l'adepte y songe, et c'est pour cela que le Christ disait : "Cherchez d'abord le royaume de Dieu (la vérité), et sa justice et tout le reste viendra de soi-même. Heureux ceux qui comprendront cette grande parole !

Les forces équilibréers sont essentiellement créatrices. Les Elohim ont fait le monde, et les Elohim sont les puissances équilibrantes de la nature.
Mais cet équilibre parfait ne sera-t-il point la cessation du mouvement, et par conséquent la mort ?

C'est comme si l'on disait qu'une horloge est définitivement réglée quand elle s'arrête. Le sage n'a plus de passions dans le sens grammatical du mot, c'est-à-dire qu'il n'est plus passif, mais actif et créateur même, quand il goûte en passant les délices de la terre. Chez lui, le plaisir est une vertu, parce que c'est la conquête d'une force. Il sait s'abstenir des ivresses de l'âme ; il ne se laisse point dérégler par des élans continuels vers l'inifini. Souvent il se tourne vers la terre et lui dit en souriant : Donne-moi tes fruits et tes fleurs. Platon aimait les élégances du luxe, Jésus se laissait accuser d'aimer la bonne chair et de boire du vin. Son premier miracle se produit au milieu d'un festin de noces, et Voltaire lui reproche d'avoir donné du vin à des gens qui, suivant toutes les probalilités, avaient fort raisonnablement bu. S'abstenir à propos de l'austérité, c'est la plus belle et la plus rares des abstinences.

Tout désordre est un mal, et il faut s'abstenir de ce qui le produit. Que ce désordre soit l'extase ascétique ou l'ivresse brutale, c'est également la déraison. Mais il faut s'abstenir par justice et non par crainte. La poltronnerie n'est jamais la vertu, et il ne faut pas confondre la peut de Dieu avec la crainte de Dieu. Un enfant peut craindre le père qu'il aime ; mais le fils qui a peur de son père est certainement un mauvais fils, à moins qu'il ne soit le fils d'un détestable père.

L'audace ressemble tant au courage qu'elle excuse certaines fautes. Tout oser pour la science, pour l'amour, pour la liberté, telle fut la grande circonstance atténuante dans le procès de nos premiers parents. Si Adam avait eu peur de mourir avec son Eve, la race humaine périssait dans son principe. Le premier mariage a été une sorte d'enlèvement réciproque, et les deux époux vainqueurs des terreurs de la mort, vous serez affranchis par le travail et régénérés par la tombe. Le femme, en devenant mère, écrasera la tête du serpent, parce que le serpent replié sur lui-même, c'est l'égoïsme et l'envie ; mais la maternité, c'est le dévouement et le sacrifice.

Osons surtout lorsqu'il s'agit de nous affranchir de fausses vertus du vulgaire. La vraie sagesse ne se singularise pas par des austérités affectées ; elle n'est ni prude ni puritaine. Elle ne tolère jamais le mal, mais elle est pleine d'indulgence pour toutes les faiblesses. Rien de moins sages que les poseurs, rien de moins vertueux que les comédiens de la vertu. Or, par les comédiens de la vertu nous n'entendons pas précisément les hypocrites. Les hypocrites, en effet, sont des comédiens de mauvaise foi ; mais les poseurs se trompent souvent eux-mêmes : on s'impose un rôle, on le prend au sérieux, on le joue devant le public, on le repasse quand on est seul, on se croit un héros, parce qu'on violente la nature pour lui faire dire ce qu'elle ne dit pas ; on se donne un caractère de fantaisie, et l'on néglige d'améliorer le sien. On devient souvent le martyr de sa vanité, et l'on se drape en tombant dans un manteau imaginaire. Dans le domaine de la science, que d'efforts perdus pour accomplir le grand oeuvre sans le consentement de la raison ! Quelles folles recherches pour arriver à produire des effets surnaturels, comme si le monde des effets était celui des causes ! comme si dans la nature quelque chose de surnaturel pouvait se produire ! On ne veut pas croire que les merveilles de la nature sont mille fois plus admirables que les fictions de la bibliothèque bleue. On s'abandonne aux expériences les plus dangereuses ou les plus puériles, et l'on blasphème la science, parce qu'on n'arrive pas à ses résultats par des moyens qu'elle désapprouve.

De combien de manières n'a-t-on pas torturé le sel, le soufre et le mercure, pour en faire de l'or, comme si l'on faisait de l'or ! On peut bien prendre un oeuf, le fair ecouver par une poule jusqu'à ce qu'il en sorte un jeune coq ; est-ce à dire pour cela que l'on à fait un coq ? C'est la nature qui fait l'or, et toute la science d'Hermès consiste dans la sagacité qui fait choisir et disposer les matériaux m^memes de la nature, afin qu'elle fasse son oeuvre, ce qu'elle ne manque jamais de faire quand les instruments dont elle se sert se trouvent, soit naturellement, soit artificiellement disposés comme elle-même les dispose. Plantez le gland, et vous ferez venir le chêne. Tout le secret de la philosophie hermétique est dans cette seule indication. Nous avons trouvé la pisciculture ; l'hermétisme, c'est la métalliculture. Mais ferez-vous venir des carpes en semant du frai de hareng ? ferez-vous une levrette d'une grenouille, et un éléphant d'un rat ? Comment ferait-on de l'or avec du sel, du soufre et du mercure, quand bien même, on y mêlerait de l'antimoine, du vitriol, de l'arsenic, de l'orpiment et toutes les dorgues des souffleurs ?
"Ne vous écartez jamais des voies de la nature". Tel est le grand précepte des sages, et en effet c'est la nature qui opère, et tout ce qu'on veux faire sans elle n'est qu'un avortement de la pensée et de la force. La nature est une mère, et la science qui se conforme à la nature est seule pensée et de la force. La nature est une mère, et la science qui se conforme à la nature est seule une science féconde. On doit juger l'arbre par ses fruits, à dit le grand Maître. L'arbre qui ne fructifie pas est un arbre stérile qu'on peut regarder comme mort.

Le sage doit exercer la puissance bienfaisante du soleil et non la force ravageuse de la foudre. Plus il est dans l'ordre, plus il se sent libre ; de même que, plus il est calme, plus il est fort. La liberté véritable, c'est la paix ; or, la paix est la tranquillité qui résulte de l'ordre. Les aveugles peuvent réclamer le droit de tâtonner et de s'agiter dans l'ombre ; ils feraient mieux de se laisser conduire par ceux qui voient ; mais les clairvoyants vont droit au but, et comme ce but est l'ordre, leur liberté a le même résultat que l'obéissance la plus aveugle. Je fais le bien, parce que je dois le faire : voilà la foi de l'homme raisonnable.

Si vous voulez ce qui est contre la nature et contre la raison, votre volonté pourra encore bouleverser en vous-même la raison et la nature, c'est-à-dire que vous deviendrez fou. La nautre dirigée par la raison impose le devoir ; la folie affirme le droit absolu. L'affirmation du devoir, c'est l'affirmation de l'honneur ; le droit dégagé du devoir, c'est la honte. Or, pour accepter la honte il faut être fou. La foi est donc la raison suprême de l'humanité, car l'honneur c'est la foi. Le soldat qui se sacrifie pour l'honneur ne croit pas mourir, il est sûr de vivre ; et qui donc osera dire que le soldat mourant avec courage est un enthousiaste qui se trompe ? quel sophiste viendra nous affirmer que le brave est un fou et que le lâche seul a raison ?

L'honneur est le gardien du devoir ; c'est lui qui règle la liberté et qui enchaîne la force brutale. C'est lui qu'on doit sacrifier l'attrait, comme ne l'ont pas compris les fouriéristes, qui, tout en disant avec raison que les attractions sont proportionnelles aux destinées, n'ont songé qu'aux attractions physiques, et ont oublié cet immense attrait de l'honneur, qui, en imposant le mariage à l'amour comme une règle et comme un frein, a créé la société. Il faut que l'amour sacrifie à la justice ou que la justice le sacrifie. La justice aime l'amour quand l'amour peut être juste. L'amour consacré par la justice, c'est l'alliance de l'attrait du devoir, c'est la liberté mise sous la sauvegarde de la loi, c'est le plaisir transformé en honneur par l'acceptation de la peine. Les caractères, en effet, peuvent s'aigrir ; les époux peuvent devenir malades et difficiles à soigner : c'est alors que l'honneur commence. Les honnêtes gens alors se dévouent, les malhonnêtes gens se séparent.

La pauvreté est presque toujours plus utile à l'homme que la richesse, et pourtant combien de fois n'avons-nous pas éprouvé cette toute-puissance de l'aimant universel qui satisfait tous les besoins et prévient tous les désirs de l'adepte lorsqu'ils ne sont pas déréglés ! Nous en sommes venus au point de redouter, comme dans le conte enfantin des trois souhaits, de laisser échapper, sans y avoir pensé, l'expression vague d'un désir. La science nous apporte ses livres oubliés ou perdus, la terre exhume pour nous ses vieux talismans. La richesse, les mains pleines d'or, passe devant nous et dit en souriant : Prends tout ce qu'il te faudra. Notre demeure est un palais, notre vie une longue fête, et nous recontrons encore des hommes naïfs qui nous disent en hochant la tête : Prouve-nous donc par des miracles la puissance de tes doctrines !

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Dernière édition par le 13/11/2006, 21:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: le credo philosophique   13/11/2006, 21:20

Nous ressemblons tous à des boiteux mal guéris : il nous emble qu'on nous prend nos bras lorsqu'on nous ôte nos béquilles. Hélas ! qu'allons-nous devenir ? Voilà les chapeaux-gibus qui ne sont plus à la mode ; irons-nous désormais tête nue ? Mais comment faire lorsqu'il pleuvra ?
Soyez tranquilles, enfants, on inventera d'autres chapeaux. Quoi donc ? toujours des chapeaux ? Eh ! sans doute ; mais que voulez-vous faire, puisqu'on a inventé déjà les chaperons, les casquettes et les bonnets ?
Nous vieilles chimères sont pour nous des souvenirs de tendresse. Nous les avons aimées, nous les avons pleurées et nous les pleurons comme Vénus pleure Adonis ; mais demain Vénus sera infidèle à sa douleur : l'émotion des larmes va la préparer à la faiblesse, et Mars héritera de la bonne fortune adultère. Ainsi nous allons d'erreur en erreur ; la vie humaine est ainsi faite et nous ne la changerons pas. Il y aura toujours une mulititude aveugle, et les élus de la lumière seront toujours en petit nombre. Qu'ils profitent de leur science, ceux-là ; mais surtout qu'ils sachent se taire. Qu'ils cachent bien la folle multitude leur mépris pour ses idoles, leur pitié pour ses craintes et ses espérances. Aussi bien ne les comprendrait-on pas et leur prêterait-on les opinions les plus disparates et les plus bizzares. Les sages et les fous ne parlent plus la même langue ; la vérité ennuie, la raison endort, la vertu fait peur. Si quelqu'un sort du cercle vicieux des déceptions et des désirs insensés le monde ne le comprend plus ; il disparaît aux yeux de la foule ; les plus clairvoyants peuvent le suivre encore, mais évidemment à leurs regards il s'amoindrit : c'est le sort de tout ce qui monte.

Le royamue de Dieu est au dedans de vous, disait le Christ, et ce royaume c'est celui de la conscience. Ne nous dites pas que la conscience est arbitraire ; ne nous dites pas que le méchant peut jouir de la paix. Lacenaire nous dit qu'il sommeille comme une vierge chaste et pure, et Lacenaire est un menteur. Il rêve de la guillotine, qu'il appelle en frémissant sa belle fiancée ! Il attend le baiser mordant du couperet, et toute sa chair maudite frissonne d'épouvante.... Et puis comme il tremble devant Dieu qu'il nie et qu'il affirme en même temps dans les contradicitons de sont agonei :

Pardonne-moi, si dans ta créature
J'ai méconnu l'ouvrage de ta main ;
Dieu ! ...., le néant ! ...., mon âme ! ...., la nature ! ....,
C'est un secret..., je le saurai demain.

Demain ! le lendemain de ton supplice tu dis que tu sauras quelque chose, ô pauvre misérable qui prétends ne pas croire à l'immortalité de l'âme !

Si le crime pouvait donner le bonheur, le crime serait la vertu, et l'on aurait raison de mal faire... Mais que la société se rassure, le mal ne se confondra jamais avec le bien. Si tu fais le bien, à dit l'Eternel à Caïn, le bien sera ta récompense ; mais si tu fais le mal, ton crime se dressera immédiatement sur le seuil de ta porte comme un juge et comme un bourreau !

Le dernier triomphe du sage sur le mal se traduit par la mansuétude et le pardon. Si l'on est malheureux de mal faire, est-ce de la haine ou de la pitié que mérite un pareil malheur ? Le sage ne s'irrite jamais, nous l'avons déjà dit ; mais il fait plus, il rend le bien pour le mal, la bénédiction pour l'injure, et reste inébranlable dans l'indépendance de son coeur. Le vulgaire se met en fureur contre lui ; on le bannit, on l'emprisonne, on le persécute, on le tue, mais on ne lui ravit pas la toute-puissance de sa paix profonde. Orphée, Pythagore, Socrate, Apollonius de Thyane, Hypathie, sont morts glorieux comme nos saints et nos martyrs, car ils ont été, eux aussi, les martyrs de la vérité dans l'ancien monde ; ils ont deviné l'immense pardon du Fils de Dieu, et, dans une mort triomphante, ils ont reçu à la fois le baptême du désir et celui du sang !

Une nouvelle alliance se prépare entre la religion et l'homme : ce sera le mariage de raison après le mariage d'amour, et de même que les irrégularités de la passions doivent disparaître devant la sainteté du mariage, toutes les puériles et naïves controverses religieuses du moyen âge feront place à cet éclat de vérité, à cette splendeur que les grands kabbalistes ont pressentie, et dont ils ont fait briller les premières étincelles dans le Sépher Jezirah et le Sohar. Les chrétiens arrêtés devant une porte que les JUifs seuls peuvent ouvrir leur en demanderont la clef, et les deux peuples entreront ensemble, confondant tous leurs sanglants souvenirs dans le même oubli, tous leurs ressentiments dans le même pardon. Quel mal sur la terre est assez grand pour mériter un souvenir en présence du bien, et quelle erreur en s'éffaçant pourra jamais laisser une ombre sur la splendide vérité ?

Les cultes changent, et la religion est toujours la même ; les dogmes se dévorent et s'absorbent les uns les autres, comme font les animaux qui vivent sur la terre, et le monde magnétique n'est pas plus le domaine de l'erreur que le monde terrestre n'est l'empire de la mort. La mort apparente alimente la vie réelle, et les controverses religieuses doivent aboutir tôt ou tard à une grande catholicité. Alors l'humanité saura pourquoi elle a souffert, et la vie éternelle, en désarmant l'ange de la mort, révèlera aux nations le mystère de la douleur.

source : FABLES ET SYMBOLES avec leurs explication
Où sont révélés les grands secrets de la direction du magnétisme universel et des principes fondamentaux du grand oeuvre
par ELIPHAS LEVI
Transcription Arsène Saint-Agnile (relayé par sa gente dame Andréa)

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