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 L'HYPNOSE

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shalia
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MessageSujet: L'HYPNOSE   10/11/2006, 16:28

L'histoire de l'hypnose débute au 18 ème siècle avec Mesmer. Jusqu'à la fin du 19 ème siècle magnétisme et hypnotisme sont quasiment équivalents.


C'est avec le médecin Viennois Mesmer, venu à Paris à la fin du 18ème siècle, que pour la première fois en occident, des médecins vont chercher à provoquer et à utiliser les états et des conduites autrefois interprétées comme surnaturelle.
Mesmer fait état de la «crise magnétique», la crise est résultat par l'administration d'un fluide par le magnétiseur, le moment où les obstacles internes cèdent grâce à « l'intervention magnétique », qui allait permettre de forcer ces blocages internes.

Le «fluide» ou encore le «magnétisme animal» (en opposition au magnétisme minéral) dont Mesmer faisait l'axe de son expérience était comprimé et réparti pour le traitement par le magnétiseur. Il disposait pour cela de ses propres moyens mais aussi de différents objets tels : la baguette, les mains, et surtout le «baquet» conçu comme un accumulateur sensé emmagasiner des quantités considérables de ce vecteur.


Les états d'agitation ne sont pas les seules remarquées pendant la transe. Puységur, disciple de Mesmer, mettra en évidence la disposition de certains sujets à agir et à communiquer pendant l'état magnétique avec le magnétiseur, cet état est désigné comme «sommeil lucide».

Apparu un peu avant la révolution française, le phénomène connait un essor extrêmement rapide. Le magnétisme intéresse toutes les couches sociales. Les médecins adoptent la pratique, qui conduit les autorités médicales à demander une expertise de cette pratique, d'où en sort la contestation de la réalité physique du fluide tout en reconnaissant la réalité des effets thérapeutiques. 5 ans plus tard la pratique sera interdite aux médecins suite à un rapport secret remis au Roi mettant l'accent sur les risques d'épidémie sociale et les dangers pour les moeurs.

La définition de l'hypnose la plus élaborée est celle de l'Association médicale britannique «L'hypnose est un état passager d'attention modifiée chez le sujet, état qui peut être produit par une autre personne et dans lequel divers phénomènes peuvent apparaître spontanément ou en réponse à des stimuli verbaux ou autres. Ces phénomènes comprennent un changement dans la conscience et la mémoire, une sensibilité accrue à la suggestion et l'apparition chez le sujet de réponses et d'idées qui ne lui sont pas familières dans son état d'esprit habituel. En outre, des phénomènes comme l'anesthésie, la paralysie, la rigidité musculaire et des modifications vaso-motrices peuvent être, dans l'état hypnotique, produits et supprimés.»

L'hypnose, bien que connue depuis la plus haute antiquité reste encore un phénomène mal défini, un mystère avec une apparence magique exerçant à la fois un effet de fascination et
d'inquiétude.
Malgré les études depuis la fin du XVIIIe siècle, sa nature obscure n'a pas encore été découverte mais mieux comprise par les chercheurs. La relation entre l'hypnotiseur et l'hypnotisé représente un carrefour entre le corps et l'esprit, et constitue un riche terrain d'observation.

Le phénomène qu'on appelle actuellement l'hypnose est connu par son utilisation thérapeutique depuis les temps les plus anciens, utilisée particulièrement par les prêtres. Il fut expérimenté en 1776 avec F.A. Mesmer, sous le nom de «magnétisme animal». Mesmer pensait, qu'il existait un fluide universel pouvant se transmettre d'un sujet à un autre.
En 1784, durant une discussions enthousiaste sur ce phénomène, que Louis XVI nomma une commission composée de savants éminents pour vérifier les thèses de Mesmer. Certains membres de cette commission critiquèrent le magnétisme animal, et maintinrent l'inexistence du fluide et prétendirent que c'était l'imagination certaine des effets d'ordre physiologique et curatif obtenus. Ainsi, naquît l'avènement de la médecine psychologique. Cette même année, le marquis de Puységur, exposa le somnambulisme artificiel sans crise convulsive, qui permet une communication verbale avec le sujet. Il inaugura ainsi la thérapie par le langage.

Vint la période scientifique en 1843 avec J. Braid un chirurgien de Manchester, qui introduisit le mot «hypnotisme» (du grec hypnos , sommeil; le mot «hypnose» mais qui ne sera utilisé qu'une trentaine d'années plus tard). Il démentit la théorie fluidique et la remplaça par une thèse neurophysiologique et substitua à la technique des passes celle de la fixation d'un objet brillant, et l'action de la suggestion verbale.


En 1866, c'est un français, A.-A. Liébeault, qui reprit à Nancy les travaux de Braid en soutenant l'aspect psychologique de l'hypnose et de la suggestion. Ces études fûrent poursuivies par d'autres tels que : H. Bernheim, J-M Charcot, Freud, P. Janet, L. Chertok
Mais ils ne suscitent qu'un intérêt très limité.

L'hypnose se manifeste dans différents domaines de la connaissance, notamment en psychanalyse, psychologie, philosophie et sociologie, se répartissant en trois tendances :

Les théories physiologiques , centrées sur les rapports entre le sommeil et l'hypnose qu'on considère comme un sommeil partiel. » Dans le sommeil normal, l'écorce cérébrale est inhibée, mais cette inhibition laisse pourtant subsister des «points vigiles» qui permettent une communication élective avec l'extérieur; ainsi une mère profondément endormie, qui ne réagit pas à des bruits intenses, peut être réveillée par les faibles pleurs de son enfant. Dans l'hypnose, il se crée artificiellement des «points vigiles» qui rendent possible la communication entre le sujet et l'opérateur. Cet état de sommeil partiel, intermédiaire entre le sommeil et la veille, comporte des phases hypnoïdes, ou phases de suggestion, pendant lesquelles diverses modifications physiologiques, impossibles dans l'état de veille, peuvent se produire. »
Mais l'assimilation de l'hypnose au sommeil n'a pu être confirmée par des tracés électro-encéphalographiques.et le nombre de partisans de cette théorie a diminua nettement.
On abandonne la théorie somatique de Charcot pour de celle de Bernheim, d'après laquelle tout est suggestion.

La disposition d'un sujet à être hypnotisé reste un problème préoccupant spécialement les psychologues expérimentaux. On distingue en gros trois stades dans la transe hypnotique: transe légère, moyenne et profonde. L'étude du comportement superficiel ne suffit pas pour élucider ce qui restera encore aujourd'hui un mystère, et certains des psychologues expérimentaux, reconnaissent la nécessité de prendre en considération l'histoire du sujet et ses motivations inconscientes.

« La théorie psychanalytique de l'hypnose a subi une évolution depuis Freud. À l'origine, l'état hypnotique était interprété en fonction des désirs instinctuels du sujet. Tout était centré sur le transfert, c'est-à-dire sur le fait qu'un sujet peut reporter sur un autre, dans le présent, les sentiments qu'il a éprouvés à l'égard de ses parents dans sa petite enfance; en l'occurrence l'hypnotisé, par un phénomène de régression psychologique, transfère sur l'opérateur une attitude de soumission et d'obéissance absolues. Le concept de transfert a permis de comprendre le contexte relationnel de l'hypnose et son utilisation thérapeutique, mais non l'essence même du mécanisme hypnotique. Par la suite, à côté des forces pulsionnelles en jeu, on a pris en considération la dimension corporelle, sensori-motrice, c'est-à-dire la possibilité d'obtenir l'hypnose non seulement par une action «psychologique» mais par une action «physique» impersonnelle exercée sur le corps du sujet, donc sans transfert. On en est ainsi arrivé à une nette distinction entre le processus d'induction et l'état hypnotique lui-même qui sont dissemblables, tant du point de vue psychologique que du point de vue physiologique. »

L'induction pouvant être opérée dans certains cas sans processus relationnel apparent, le rôle du transfert dans l'état hypnotique est controversé. Pour certains le transfert est un élément constitutif de l'hypnose, tandis que pour d'autres ce n'est qu'un épiphénomène qui peut apparaître ou non.On finira par affirmer que « L'hypnotisé finit par se mélanger avec l'hypnotiseur « qu' ils paraissent «s'engloutir réciproquement». Toutefois, certaines conditions sont requises, en totalité ou en partie:
- diminution ou exclusion des stimulations extérieures, de manière à créer une ambiance favorable à la détente et au sommeil du sujet en position assise ou allongée;
- fixation de l'attention, soit par un objet, soit par un groupe d'idées; la fixation par le regard ou la fascination, bien connue du public des music-halls, relève du folklore et n'est pas utilisée par les chercheurs;
- stimulations auditives: l'opérateur répète les suggestions d'une voix monotone; le ton autoritaire employé autrefois a fait place à une approche plus souple adaptée aux différents cas;
- l'établissement d'un «rapport» c'est-à-dire d'une relation de confiance entre le médecin et le malade, surtout si l'hypnose doit être utilisée dans un but thérapeutique.

L'action thérapeutique de l'hypnose s'opère généralement par voie verbale, mais peut également s'exercer par voie non verbale. Le seul fait, pour le malade, de se trouver sous hypnose sans l'intervention parlée de l'opérateur lui est parfois bénéfique, dans certains cas privilégiés. Un autre mode d'application de l'hypnose qui suppose une certaine participation de ce dernier, est la méthode cathartique (c'est elle qui a ouvert la voie à la psychanalyse). Grâce à elle, on fait revivre au patient des émois refoulés, liés à des traumatismes, cette reviviscence pouvant amener la disparition des symptômes. Signalons enfin l'hypno-analyse, qui combine les procédés hypnotiques et analytiques (association libre et interprétation). Cette technique n'est pas encore codifiée dans les détails, mais elle apparaît prometteuse avec les derniers développements de la théorie psychanalytique qui vont être indiqués.

C'est dans les années soixante-dix, que l'hypnose et la suggestion reviennent à l'ordre du jour avec les techniques psychothérapiques et l'impossibilité de prouver la supériorité de telle ou telle de ces approches.
On conclut à l'existance dans les différentes techniques un facteur d'efficacité lié à une bonne relation entre le médecin et son patient.
« On pourrait dire, en d'autres termes, qu'il s'agit là d'un phénomène de suggestion. Sous ce nom, on a pendant longtemps vu uniquement la domination exercée par le médecin sur son malade au moyen d'injonctions verbales. Mais il existe aussi une forme de suggestion, plus importante, qui est, selon Freud, «un phénomène originaire qu'on ne peut réduire davantage, un fait fondamental de la vie psychique de l'homme». Cette suggestion indirecte, non délibérée, émane du patient: «Un facteur dépendant de la disposition psychique du malade influence, sans aucune intention de notre part, le résultat de tout processus thérapeutique introduit par le médecin.» «Cette attente croyante», comme dit encore Freud, n'est «ni dosable, ni contrôlable, ni intensifiable». Mais, grâce au transfert, elle pourra être maîtrisée, interprétée, résolue. Dans la perspective rationaliste de Freud, l'affectif devait ainsi être intégralement pris en compte dans la relation, et sous le strict contrôle du cognitif. »

Mais on s'aperçoit que la relation comporte un élément désuet non accessible à la verbalisation.
L'hypnose dit on est un type privilégié d'empathie. La «psychanalyse, qui est issue de l'hypnose et a permis de mieux la comprendre, peut se trouver éclairée par elle (Chertok).
Mais cet intérêt pour l'hypnose ne se manifeste pas que chez des psychanalystes, mais aussi chez des philosophes, comme René Girard, Jacques Derrida et ses disciples.
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