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 LA SUGGESTION...

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shalia
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MessageSujet: LA SUGGESTION...   10/11/2006, 13:02

Afin de comprendre cet intéressant problème , il serait utile de mentionner des faits rapportés, en choisissant quelques uns des plus célèbres.
Pour commencer, on peut se référer aux pratiques de la magie et de la médecine collective accomplies chez certains peuples anciens et consistant en contacts et en rites sanguinaires.
Elles sont jusqu’à un certain point encore pratiquées par certains tribus de Polynésie et d’Afrique centrale et sont liées directement aux formes les plus modernes de guérison magique.
Comme par exemple le pratique de l’imposition des mains sur la partie malade du corps. Cette sorte de cure comme le prouve des découvertes archéologiques dans les sanctuaires d’Esculape, était très répandue. L’apparition de prêtres pendant la nuit dans le sanctuaire intérieur du temple, où étaient couchés un grand nombre de patients dans une obscurité complète, et le contact de la partie malade du corps avec une baguette ou un serpent (reconnu comme étant le dieu guérisseur et ensuite le symbole de l’art médical) sont amplement décrits dans « Plutos » (si je ne me trompe pas !) d’Aristophane.
Pendant plusieurs siècles les malades se réunirent en foule au temple du dieu guérisseur.
Dans ces guérisons la suggestion était généralement produite pendant le sommeil et il existe des pratiques semblables dans l’Orient de nos jours. Par exemple des chrétiens, juifs et mahométans dorment dans la caverne du prophète Elie près d’Haïfa pour que leur maladie soit guéri.
A la fin du 18ème siècle le nombre de cas guéris par l’imposition des mains s’accrut. A cette époque une tendance vers le mysticisme imaginatif prédomine et par conséquent la pratique magique de la médecine est basée sur la suggestion qui avait un grand succès.

On sait que l’on doit chercher les origines de la thérapeutique magique dans les première croyances préhistoriques. Les croyances identiques sont encore opérantes chez l’homme moderne, et pour cette raison on utilise encore beaucoup la thérapeutique magique sous différentes formes et sous des noms variés.
Consistant dans la suggestion et l’envoûtement, la thérapeutique magique est basée non seulement sur des traditions anciennes, qui, ont persisté presque sans changement chez tous les peuples à l’égard de certaines maladies et de certains remèdes, mais aussi et surtout sur les succès réels de ces pratiques, particulièrement obtenus dans le domaine des maladies fonctionnelles, à l’égard desquelles la suggestion ou l’autosuggestion, quelles que soit son origine ou sa forme, produit des résultats réels et souvent étonnants.
Outre les maladies fonctionnelles, on a aussi prouvé que la suggestion peut avoir une influence direct sur des faits physiques, spécialement quand le patient est influençable et quand il a une confiance absolue dans le guérisseur.
L’effet des facteurs psychiques sur le développement des phénomènes physiques, tels les changement de la température du corps, l’arrêt des menstrues, produits par la suggestion, l’apparition des stigmates sanglants, phénomène qui a été souvent répété dans beaucoup de cas comme expérience et d’autres démonstrations dignes de confiance, est bien connu.
Telles sont les guérisons miraculeuses, les succès obtenus par la méthode Coué et autres systèmes similaires, dont celui de la science chrétienne est le plus connu.
Des guérisons réelles, dont les origines miraculeuses assurément magnifient l’importance et les effets, déterminant des illusions et même des hallucinations de bien-être, sont bien connues de tous les médecins qui ont eu l’occasion d’examiner des cas similaires.
Dans ces cas, la suggestion causant l’abolition de la critique et souvent de la sensibilité produit une disproportion entre les phénomènes que l’examen clinique peut vérifier objectivement et les sensations du client.
La foi dans le succès, exaltant le pouvoir de la volonté, encourage tous les efforts pour prouver que le succès a été réellement obtenu.
De tels succès peuvent résulter de l’influence du médecin, qui sait comment exercer le pouvoir suggestif de sa personnalité, le combinant avec le pouvoir réel ou en partie suggestif des médicaments, des instruments ou des opérations.
Une plus grande contribution à ces succès est faite par l’influence concurrente d’objets ou d’actions qui, parce qu’ils sont entourés d’un halo de pouvoir surnaturel, sont plus aptes à provoquer l’état d’esprit dans lequel l’habilité du guérisseur peut être couronné de succès. Ceci explique pourquoi un diseur de bonne aventure ou un devin qui déclare avoir des visions surnaturelles ou un vieux paysan qui jouit d’une réputation de sorcier est capable d’obtenir des résultats qui auraient été impossibles pour le médecin le plus célèbre possédant un équipement scientifique parfait.
L’histoire des guérisons et des guérisseurs magiques montre combien cette idée est ancienne et combien le peuple garde une foi persistante en l’existence de personnes possédant des pouvoirs spéciaux supranormaux de guérir certaines maladies. Cette foi est étroitement rattachée à celle dans les anciens sorciers, sorcières et saints guérisseurs. Il n’y a même aujourd’hui nul pays ou cité dans le monde qui n’ait pas certains guérisseurs, quelques spécialistes accrédités, dont la renommée s’étend au delà des limites de sa ville ou de son village.
L’influence de la foi religieuse est bien connue, comme l’est celle des pratiques religieuses, qui exercent une grande influence sur le patient et contribuent à créer l’état émotif nécessaire pour la guérison et à lui préparer le terrain. Beaucoup de guérisons prétendument miraculeuses, depuis celles des temples d’Esculape à celles de la grotte de Lourdes, souvent confirmées par des examens objectifs, peuvent être expliquées de cette manière par des personnes n’admettant pas l’existence de miracles réels. Comme un autre exemple de l’influence de la suggestion dans ces guérisons, il suffit de mentionner les succès obtenus par les célèbres rabbins miraculeux (Wunder Rabbi) de Pologne et de Russie, dont quelques uns ont gagné une renommée extraordinaire pour avoir su combiner habilement des rites religieux et cabalistiques avec des suggestions pratiques fondées sur une grande expérience.

A la fin du XVIII ème siècle le nombre des cas guéris par l’imposition des mains s’accrut. A cette époque une tendance vers le mysticisme imaginatif prédominait, et par conséquent la pratique de la médecine magique basée sur la suggestion avait un grand succès.
Un irlandais, Valentin Greatrakes fut célèbre en Angleterre comme guérisseur des douleurs rhumatismales par l’imposition des mains, et les hommes les plus célèbres de son temps louèrent ses pouvoirs. Toute la France fut enthousiasmée par les miracles accomplis de François de Paris, un janséniste fanatique (1670-1727) dont la tombe fut visitée après sa mort par une multitude de croyants, implorant la guérison.
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shalia
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MessageSujet: Re: LA SUGGESTION...   10/11/2006, 13:05

Mais le guérisseur qui eut le plus de succès fut Fréderic-Antoine Mesmer (1734-1815), né à Iznang près de Constance, qui étudia à Vienne et introduisit la thérapeutique magique basée sur l'imposition des mains, méthode par laquelle il se vantait d'obtenir des guérisons étonnantes. Mesmer réintroduisit une ancienne méthode de traitements, dont on trouve des exemples dans la Grèce antique, et il essaya de l'expliquer scientifiquement, affirmant que tout être humain possède un fluide magnétique qui répand et émet une force spéciale animant toute la création et même le monde inorganique.
C'est ce fluide qui constitue le lien entre les êtres vivants. La doctrine de Mesmer, et surtout la renommée de ses guérisons et du pouvoir qu'il possédait de guérir les malades et de faire cesser les douleurs, en produisant un état qu'il appela somnambulisme ou clairvoyance, lui acquirent une grande réputation. Ses cures furent très populaires. En dépit, ou peut-être à cause du fait que les écoles médicales et les associations scientifiques condamnèrent ses assertions, des gens malades de tous pays d'Europe proclamèrent leur enthousiasme pour ses traitements.

Les journaux et les livres du temps sont remplis de données intéressantes concernant la méthode et les succès de Mesmer. Quand il arriva à Paris en 1768, il refusa de soumettre les résultats de ses observations à l'Académie de Médecine. Néanmoins, il éveilla l'enthousiasme des parisiens, et, se vantant de ses pouvoirs miraculeux de guérison, il gagna des sommes d'argent extraordinaires. Il fut protégé par Mairie-Antoinette. Le roi le pria de rester en France, lui offrant un salaire annuel de 10.000 ff, pour établir une clinique magnétique, et 20.000 ff de pension. Lafayette et beaucoup d'autres hommes de lettres, d'état, d'aristocrates furent parmis ses patients. Il recevait ses malades dans un appartement magnifique où, au milieu du salon, se tenait un large bassin plein d'eau dans lequel était dissout de l'acide sulfurique. Des barres de fer courbes, placées de telle manière qu'elles pouvaient être tournées dans toutes les directions, sortaient du bassin, et au bout de chaque barre pendait un anneau de fer, qui était appliqué au corps de la personne que l'on magnétisait. Il y avait aussi des fils qui étaient conducteurs du fluide magnétique. Les patients étaient placés en cercle autour du bassin magique, tenant une barre de fer dans une main et formant une chaîne en joignant les mains. Avec des procédés où les parfums et les lumières jouaient un rôle important, Mesmer s'approchait alors du patient et commençait la magnétisation, touchant différentes parties du corps et produisant un état hypnotique, pendant lequel il suggérait la cure et la guérison. Son succès fut énorme ; en dépit de cela, l'Académie osa exprimer une opinion défavorable, ce qui créa une agitation à Paris et éveilla de nouvelles controverses acharnées. Bien que des egns de toute origine avait essayé de défendre le magnétisme, il fut pratiquement fini. L'histoire du magnétisme restera cependant un des chapitres les plus intéressants des annales de la médecine.
Stephane Zweig a répandu une nouvelle lumière sur la figure de Mesmer, affirmant que son oeuvre marque le début de la reconnaissance de la dynamique de connaissance clair du cosmos interne, une science psychologique parfaitement accessible non seulement au médecin mais aussi au penseur, au poète, au savant. L'expérience de Mesmer prouva qu'entre le sommeil et la veille, la raison et l'instinct, le plein gré et la coercition, le conscient et l'inconscient, il y a toute une série d'états disponibles, incertains et oscillants. Tous les problèmes de l'esprit, d'après Zweig, acquièrent un nouveau sens, une foule de problèmes comme celui du libre arbitre, qui jusqu'à lors était attribuée à la théologie dogmatique, prirent une importance psychologique. Pierre Janet a bien montré que, grâce au mesmérisme les gens ont été pour la première fois obligés d'examiner les phénomènes de concentration et de déconcentration, de fatigue, d'attention, d'hypnose, de crise nerveuse et de simulation, qui constituent dans l'ensemble les problèmes fondamentaux de la psychologie moderne.
L'oeuvre de Mesmer jette une lumière inattendue sur les récits des sorcières et des miracles, sur toute l'histoire de la magie et des exorcismes, et attire notre attention sur l'efficacité du contact manuel, dont la preuve est fournie par des cas innombrables.
L'effet stupéfiant que la nouvelle découverte de Mesmer produisit à l'époque est facilement compréhensible. Il semblait que le secret des miracles avait été soudainement découvert. La baguette de Mesmer fournit tout à coup une explication pour toute une série de problèmes. Des philosophes comme Schelling, Fichte, Hegel et Schopenhauer, s'intéressèrent vivement au mesmérisme. Zweig observe à juste titre : « chaque fois que la science ouvre une brèche dans le mur mystérieux et noir de l'univers, la fantaisie du poète s'y élance sur le champ et anime l'espace ouvert d'images et de figures. Avec la psychologie rénovée commence une nouvelle littérature psychologique ».
Le mesmérisme, la conception fondamentale du magnétisme, contient sans doute une part de vérité – et même une vision initiale et encore vague de la vérité des faits. Le danger était que les spéculateurs, des charlatans puissent exploiter le mesmérisme pour leur propre compte. Ce fut ainsi que les disciples de Mesmer, au lieu de continuer intelligemment son travail, au lieu de comprendre la grande importance du mesmérisme et de poursuivre ses idées de base, se consacrèrent uniquement à exhaler son succès. Ils représentèrent l'univers comme un système magnétique. Cet accent exclusif sur un système est la faute typique d'autres doctrines dans des temps antérieurs. La grande idée fondamentale fut oubliée et laissée de côté, après que le mesmérisme eut été condamné pour son caractère théatral. Mesmer mourut en exil, presque oublié, et pendant des dizaines d'années le magnétisme fut relegué suivant le jugement des savants au musée des superstition et des erreurs.

La médecine magique dans un sens plus large comprend des pratiques très répandues même parmi les gens les plus cultivés. Il y a une protection magique répandue qui a pour but d'empêcher certaines maladies, certains dangers ou l'influence défavorable et magique de personnes qui peuvent être nuisibles. Des pratiques comme celle d'attacher de la rue ou du corail autour du cou des enfants, de toucher du bois ou du fer en rencontrant certaines personnes, ou de s'empêcher de prononcer le nom de certaines personnes, qu'on croit, posséder un pouvoir maléfique. Et je passe les gestes, les mots, actions et objets qui, croit-on, servent à ce but, et qui constituent le répertoire des personnes qui sont ou se croient exposés à un danger spécial, qui sont donc dans un état d'esprit sensible à la suggestion, et qui pour quelques uns d'entre eux est devenue une habitude. Ainsi les gens se tournent avec une plus grande foi vers ces croyances et vers des moyens préventifs . Ces moyens comme toutes les pratiques fondées sur la suggestion ont toujours été employées dans des époques de grandes calamités et de dangers.
L'attitude prise par les médecins à l'égard des guérisseurs miraculeux varie selon les époques, les pays où ils apparaissent et l'importance qu'ils prennent. Les guérisseurs ou les prétendus guérisseurs ont jailli à toute période, et les médecins les ont toujours observés sans inquiétude excessive, pensant que leur popularité serait de courte durée. En Amérique comme en Europe, il y a des cas fréquents de guérisseurs de différentes dénominations, des sociétés et des sectes aux noms pseudo-scientifiques qui promettent de guérir tous les maux, et les autorités de la santé publique n'en tiennent pas compte, à moins que les cas n'apparaissent très sérieux et exposés à nuire à la dignité de la science et aux intérêts matériels et moraux de la profession médicale, et, ce qui est plus important, à menacer la santé publique.
Chaque fois qu'une autorité doit réprimer les essais d'un guérisseur qui se moque des lois, chaque fois qu'une école officielle doit renverser un innovateur ou qu'une association professionnelle est obligée de combattre un charlatan, les corps officiels sont toujours désavantagés par rapport au public, qui demande d'abord et avant tout d'être guéri et ne se soucie pas si le guérisseur et la méthode de guérison sont officiellement reconnus et approuvés. Dans l’opinion des masses, le guérisseur qui déclare que son pouvoir est fondé sur des remèdes secrets et des talents professionnels, et non sur la science, a un avantage écrasant sur le savant. Le désir d'évasion, le souhait du miracle, l'adhésion instinctive au surnaturel favorisent toutes ces aventures dans le domaine de la médecine.

Je ne peux m'empêcher de faire allusion aux traits de caractéristiques du fameux guérisseur Valentin Zeileis, qui parlait de certaines radiations hypothétiques où des rayons ultra-violets provenant de la baguette magique affirme-t-il révèlent le siège de la maladie, et sans vouloir pénétrer son secret et ce que nous pouvons raisonnablement croire, n'a aucune importance au-delà de la suggestion.
Alors voilà ce qui caractérise le traitement !
Le premier et le plus important est le « contact » entre le guérisseur et le patient, au moyen d'une baguette magique touchant le corps. Ce contact a tous les caractères d'une pratique magique et s'accompagne de phénomènes extrêmement suggestifs. La baguette est reliée à un courant de haute tension et, d'après Zeileis, devient lumineuse au contact de l'organe malade. La suggestion est apportée par des contacts répétés trois ou quatre fois dans les séances successives.
Le second trait est « l'atmosphère », l'aspect magique de la pièce, éclairée d'une manière fantastique par des appareils qui répandent des rayons de lumières intermittents avec des trainées d'étincelles qui affectent la peau ; l'aspect thaumaturgique du guérisseur, qui apparaît dans un costume sacerdotal et dont la longue barbe blanche qui lui donne un aspect vénérable ; le jeu des mots qui paraissent mystérieux et profanes, qui ne connaissent que peu ou rien de la lampe d'hélium, des alliages au radium et rayons ultra-violets ; finalement, une série de préparations compliquées ou bien simples en apparence durant la longue attente du malade, la suggestion que l'atmosphère exerce sur lui, imprégné de la conviction du pouvoir miraculeux de Zeileis, et surtout la prospérité énorme que ses talents ont apportée à ses collaborateurs (surtout la famille !) et à la région.
Le troisième et peut être le plus décisif est le système de recevoir 50 ou 100 malades à la fois, tous à moitié nus, souffrant et espérant. C'est une suggestion réciproque et collective !
Il avait tout compris ! Dans un groupe ce sont les instincts de ceux qui expriment leurs pensées et leur certitude avec la plus grande violence et la plus grande franchise qui triomphe toujours, et non la faculté critique d'un seul individu ! C'est l'inconscient archaïque comme l'appelait Jung !

Le rôle de la baguette magique, du stylet d'argent et de tout équipement de la sort, est identique à celui de l'amulette, du talisman, des formules magiques, et peut être aussi à celui de nombreux médicaments qui sont prescrits depuis des siècles avec un grand succès et dont beaucoup sont encore recommandés aujourd'hui. La valeur de ces traitement provient de la foi avec laquelle ils sont recommandés, de la foi avec laquelle ils sont acceptés, et l'atmosphère que prépare la suggestion individuelle ou collective pour le contact direct.
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