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 Dieu est-il dans nos gènes ?

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Isha
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MessageSujet: Dieu est-il dans nos gènes ?   7/11/2006, 22:49

Scandale en Amérique : un chercheur prétend avoir trouvé la trace de la foi dans notre patrimoine génétique. La croyance en des forces supérieures serait-elle un résultat de l'évolution ?

L'homme aurait la foi dans la peau, littéralement. "La capacité à ressentir une forume de transcendance personnelle apparaît directement en rapport avec un seul changement sur une seul base au milieu d'un gène", affirme Deann Hammer, un biologiste moléculaire américain.

En d'autres termes, tout homme porteur de cet agencement particulier serait chimiquement prédisposé à "croire". Selon le scientifique, "Jésus, Mahomet et Bouddha, qui ont en commun d'avoir vécu des expériences spirituelles et des altérations de la conscience, étaient sans doute porteurs de cette variation génétique". Tant pis pour l'âme de l'homme, qui se voit rabaissée au rang d'une simple caractéristique physique ! A une autre époque, le blasphème aurait mené au bûcher. Aujourd'hui, la "découverte" fait la une du très sérieux magazine américain Time (29/11/04).

Chercheur au National Cancer Institute, Dean Hammer a eu l'idée de détailler les résusltats d'un test de personnalité rempli par 1000 fumeurs dans le cadre d'une étude sur la dépendance au tabac. Une partie de ce questionnaire avait été conçue pour mesurer toris traits de caractère liés à la spiritualité : l'oubli de soi-même (la capacité à se fondre ocmplètement dans une expérience spirituelle), l'identification transpersonnelle (l'aptitude à se sentir en résonance avec son environnement) et le mysticisme (la facilité à accepter la réalité de phénomènes qui ne peuvent être prouvés).

Pour les religieux, la foi ne peut se résumer à un processus chimique

A partir de ces éléments, Dean Hammer, détournant l'objectif premier du test, a comparé le patrimoine génétique des sujets aux tendances religieuses les plus marquées avec celui des personnes les moins spirituelles. Ayant fait porter son étude sur neuf gènes connus pour jouer un rôle prépondérant dans la porduction de monoamines (qui régulent l'humeur et de nombreux aspects du comportement), le biologiste a découvert sur l'un d'eux (le VMTA2, transporteur vésiculaire des monoamines) une variation que l'on retoruve seulement chez les sujets les plus "spirituels". Dean Hammer n'en demandait pas davantage. De cette "coïncidence", il a aussitôt fait un livre, le gène de Dieu : comment la foi est programmée dans nos gènes, qui fait un malheur aux Etats-Unis.

Pour les bouddhistes, la spiritualité se transmet génétiquement

On s'en doute, les grands mouvements religieux ont poussé de hauts cris : la foi ne se réduit pas à un processus chimique. Le bouddhisme, toutefois, fait bande à part.
Mêlant évolutionnisme et croyance en la réincarnation, "cette religion", explique Robert Thurman, spécialiste du bouddhisme à l'université de Columbia de New York, "admet qu'il existe un "gène" spécifiuqe, qui définit notre profil spirituel et qui provient non de nos parents mais de notre incarnation précédente". Ce "gène", qui se transmettrait donc de réincarnation en réincarnation, "déterminerait notre perception de l'Univers, notre ouverture d'esprit et notre générosité".

De nombreux scientifiques contestent de leur côté les conclusions de Dean Hammer. Si on considère qu'un seul caractère humain secondaire est gouverné par l'interaction de plusieurs gènes, on imagine qu'un processus aussi complexe que la croyance en Dieu devrait en faire intervenir des centaines, voire des milliers... Autre pierre dans son jardin, le découvreur du gène de Dieu, avait déjà prétendu, en 1993, avoir identifié le "gène de l'homosexualité masculine", une "découverte" unanimement rejetée.

Que la variation génétique identifiée par Hammer soit ou non "mère" de Dieu, une question reste en suspens. Le fait de "croire" en une force supérieure pourrait-il être le résultat d'une évolution dans la mesure où il constitue un avantage pour la survie de l'espèce humaine ? Une croyance commune permet notamment aux hommes de se regrouper en communautés, d'être plus forts, mieux protégés. Les hommes les plus "spirituels" organisent également leur vie selon des règles morales : ils ont moins de chance d'être conrontés au chaos, au meurtre. Autrement dit, la foi nous donnerait un avantage compétitif dans les circonstances difficiles de notre vie. Le "besoin de Dieu" serait dans ce cas apparu indépendamment de l'existence ou non de Dieu.

La science à l'assaut du divin

Pour les scientifiques, comprendre le "phénomène religieux" reste un Graal. Biologie, neurosciences ou anthropologie, les théories foisonnnent.

Arrow En observant les flux sanguins dans le cerveau de moines bouddhistes en méditation, les neuro-scientifiques américains Nexberg et d'Aquili ont montré un ralentissement de l'activité dans l'aire supérieure, qui permet notamment de s'orienter dans l'espace et de distinguer la frontière entre soi et le monde. La disparition de ces repères s'apparenterait à des expériences mystiques.

Arrow Travaillant avec des Tibétains, le Français Antoine Lutz, chercheur à l'université de Madison, dans le Wisconsin, interprète leurs électroencéphalogrammes pour isoler une signature électrique de l'état méditatif, en l'occurence une activité anormalement élevée d'oscillations gamma, qui interviennent dans les processus d'attention, d'apprentissage.

Arrow L'antropologue Pascal Boyer affirme pour sa part que l'universalité des thèmes religieux est déterminée par des systèmes mentaux préexistants destinés à favoriser la coopération et la collecte d'informations. Plus une religion correspond à ces systèmes, plus elle a de chances de se répandre, par le bouche-à-oreille, comme une "épidémie mentale". (l'homme créa les dieux, Robert Laffont, 2001).

Arrow Au Canada, le neuropsychologue Michael Persinger affirme, expérimentation à l'appui, qu'il existe une relation entre les phénomènes électriques anormaux dans le cerveau et les expériences mystiques. La conversion de saint Paul s'expliquerait ainsi par une crise d'épilepsie. Des charlatans en profitent pour vendre (225$ pièce) des casques électromagnétiques censés garantir une expérience divine.

Arrow Le prix Nobel de médecine Christian de Duve a, lui, trouvé le mot de la fin : "L'homme a vu son nombre de neurones plus que tripler en deux millions d'années. Imaginez qu'on double encore ce nombre : cela créerait un instrument de compréhension capable de percevoir et de concevoir des choses que nous sommes incapables d'appréhender. Je pense que cette évolution va aboutir à des individus, des cerveaux qui vont approcher de plus près ce que j'appelle l'ultime réalité".



Jésus serait-il au bout du télescope ? La Nébuleuse du Cone, vue par Hubble, a été redessinée comme une esquisse du visage de Jésus par des chrétiens américains avides de signes divins.

Source : Ca m'intéresse n°288 Février 2005

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