Liber Draconis

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 Définissons la magie blanche

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Isha
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MessageSujet: Définissons la magie blanche   5/11/2006, 20:00

"Il y a un autre monde, mais il est dans celui-ci" Paul Eluard

La magie est une science et un art qui nous vient de la nuit des temps, qui a pour but de "contraindre" des puissances naturelles ou surnaturelles, en vue d'obtenir un ou des pouvoirs qui pourraient agir sur les choses, les événements, les hommes ou que sais-je encore.

La magie blanche ou théurgie (qui signifie "opération divine") est une action, axée sur le bien, qui participe à l'oeuvre divine par le biai du mage, ébralant les forces cosmiques afin d'en obtenir des forces supérieures aux lois de la nature.

En quelque sorte, nous pouvons sans doute définir la magie comme étant la "religion" des mages. La magie est un univers de symboles et de forces déterminant les rapports mystérieux en vertu desquels les réalités visibles sous-tendent les invisibles. La magie c'est connaître et manipuler les deux grandes forces universelles, opposées et complémentaires, que sont le "plus" et le "moins".

Partant du principe que la magie blanche est exée sur le bien, son pratitien devra en plus d'être érudit et initié, faire preuve de bon nombre de qualités qui à mon sens manquent tristement en ce monde.

Vouloir faire le bien n'est malheureusement pas suffisant pour finaliser l'action magique, le mage devra faire preuve de patience, de sagesse, de tolérance, de respect, de compation, de générosité, d'abnégation et il est certain que j'en oublie.

Car la magie bénéfique et la mage sont étroitement et intimement liés. La magie habite le mage et elle existe à travers lui. La magie ne sera donc bénéfique que si la mage est bon, il faut que la magie et le mage soit en accord, en harmonie, qu'ils forment un équilibre.

Dans cette pratique, il n'y a de place ni pour la colère, ni pour la cupidité, ni pour la vengeance. Car n'oublions pas que la magie est énergie, énergie en mouvement et que nos actions entraînent des réactions.

Gardons donc l'esprit, le coeur et les yeux grands ouverts afin que la magie soit en nous. Nous sommes la magie, la vie est magie, l'amour est magie, l'univers est magie. Nous sommes la vie, nous sommes l'amour et nous appartenons à l'univers, il nous appartient d'en prendre soin.

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Isha
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MessageSujet: Re: Définissons la magie blanche   5/11/2006, 20:06

Sculler
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MessagePosté le: Jeu Sep 09, 2004 7:44 pm

Dans le chamanisme, il y a aussi cette notion de chaman "blanc" et chaman "noir".

Le chamane "blanc" est un chaman qui n'a en fin de compte que peu de pouvoirs utiles à la société chamanique dans la vie quotidienne. Il est en contact avec les esprits de la nature, des éléments, il a accès aux mémoires et aux possibilités de l'avenir, il attire les bons esprits comme le prêtre donne la bénédiction (ou attire l'Esprit Saint).

Il vit selon une ascèse qui le tient à l'écart des passions et des viscissitudes de la vie des hommes vils. Il est un sage.

Mais il ne peut pas pratiquer les soins (combats contre les esprits des maladies), ni favoriser la chasse (négociation avec les esprits animaux), ni favoriser le clan dans la guerre (combats entre chamans), qui sont des missions des chamans noirs.

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Neault
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MessagePosté le: Mar Mar 08, 2005 6:23 pm

Comme je l'ai dit en me présentant, je ne connais pas grand chose en magie, du coup, je lis peu à peu les divers sujets pour me faire une idée globale.
C'est surprenant car finalement, je retrouve des notions qui me sont chères et auxquelles je crois, comme le Yin et le Yang (magie blanche/noire ?).
Ainsi, cela par exemple :
Citation:
La magie c'est connaître et manipuler les deux grandes forces universelles, opposées et complémentaires, que sont le "plus" et le "moins".

me paraît être une parfaite définition des principes Yin et Yang qui s'opposent mais sont complémentaires, prenant même racine l'un dans l'autre.
En lisant les précisions de Sculler sur le chamanisme, je me rends compte que l'on peut également là retrouver cet aspect opposé mais complémentaire.
La magie serait-elle alors une façon poétique et symbolique de présenter les choses ? Le mage paraît être, dans ce que tu dis Virgo, plus un "véhicule" de forces qui passent à travers lui que l'initiateur véritable d'une puissance qui lui appartiendrait en propre (c'est ce que je pensais au départ de la "magie" moi, enfin, de sa définition, sans la connaître vraiment). Donc finalement, voilà qui n'est pas très loin du Tao (ou Do) asiatique.
En tentant de définir un domaine spirituel, est-ce que finalement, on ne définit pas plus ou moins tous les autres, qui se ressemblent étrangement ?
Par exemple, Virgo, tu parles d'harmonie nécessaire pour le mage, d'abnégation, de concentration, cela ressemble beaucoup aux principes qui définissent également le Zen et l'état mental obtenu par la méditation.
Est-il légitime de penser, comme je le fais, que l'acte magique peut se rapprocher d'un état mental proche de la méditation ?
Le mage est-il, selon vous, un simple véhicule de forces universelles présentes partout (même en dehors de la magie que vous pratiquez) ou bien y a-t-il réellement une source purement magique n'ayant aucun rapport avec rien ?
J'ai lu aussi dans certains sujets que la pratique de la magie à des fins "néfastes" était déconseillée car cela se "retournait" contre la personne "agissante". C'est un peu aussi ce que l'on retrouve dans le Taoïsme ou "l'autre" est considéré comme une part du Tout, donc de soi, ce qui fait qu'infliger la souffrance est un acte équivalent à se faire souffrir soi-même. Là aussi j'ai l'impression que ce sont des concepts quasiment équivalents sur le fond mais qui sont exprimés sous des formes différentes.
Ou alors, peut-être suis-je trop influencé par mes propres croyances et j'en viens à voir ce que je veux un peu partout ? C'est possible aussi. Cool
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Ishâ
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MessagePosté le: Mar Mar 08, 2005 7:10 pm


Citation:
Ou alors, peut-être suis-je trop influencé par mes propres croyances et j'en viens à voir ce que je veux un peu partout ? C'est possible aussi.


Neault qui a tout comprit de la magie, la magie c'est exactement ce que tu viens de faire, ouvrir une porte y trouver une question, en trouver la réponse, méditer sur celle-ci et ouvrir ton esprit à une ou plusieures autres questions....

Oui j'espère bien que tu es influencé par tes propres croyances tout comme je le suis moi même, ce n'est d'ailleurs pas un hasard que tu y reconnaisse les fondements du yin et du yang, moi même je pense que ce symbole est une bonne représentation de tout ce qui touche non seulement à la magie, mais à la vie tout simplement.

Chaque chose et son contraire, antagoniste et complémentaire, chaque partie imparfaite et incomplète, et c'est seulement ensemble qu'il arrive à la perfection ou devrais-je dire à l'absolu.

D'autre part ayant étudier plusieures cultures, j'ai remarqué que chacune d'entre-elles avaient énormément de similitudes les une par rapports aux autres, en gros il n'y a quasiment que les noms des entités qui sont modifiés, aussi j'espère que quelque soit la culture de chacun il puisse se retrouver dans les pauvres mots que j'ai réussi à coucher pour exprimer comment je ressens cette magie.

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Neault
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MessagePosté le: Mar Mar 08, 2005 8:05 pm

Je n'ai donc pas dit que des idioties ! C'est rassurant. Cool

Citation:
D'autre part ayant étudier plusieures cultures, j'ai remarqué que chacune d'entre-elles avaient énormément de similitudes les une par rapports aux autres, en gros il n'y a quasiment que les noms des entités qui sont modifiés


Mais alors, comment expliquer qu'il y ait tant d'antagonismes en ce monde (tiens, je viens d'un coup de régresser à l'état spirituel d'une Miss France... Very Happy ) ?
Sous cette question un peu bébête, je veux dire : si tout est si semblable que ça, et si surtout, nous arrivons à nous en rendre compte (sans que nous soyons, ni l'un ni l'autre, des monstres d'intelligence (en tout cas pour moi, désolé de d'entraîner ainsi dans ce triste exemple)), comment se fait-il qu'au final rien de cela ne transparaisse dans le monde ?

Où est la magie dont tu te réclames ?
Où est l'harmonie que j'espère ?
Où est cette acceptation de l'autre et cette recherche de la paix ? Nulle part je trouve !
C'est en partie ce qui me freine dans mon cheminement. Comment est-il possible que tout tourne ainsi tout le temps à la foire d'empoigne ? Je le comprends d'un point de vue psychologique, "humain", terre à terre, mais comment se fait-il que rien n'émerge de meilleur sur terre que nos petits affrontements stériles ?
Il y a énormément de beauté dans la croyance, la religion, la magie, la philosophie, mais cette beauté est bien rare je trouve dans les actes, dans la "vie" de tous les jours. Les gens agissent souvent comme s'ils se fichaient du "mal" qu'ils créent eux, comme s'il était négligeable.
Tout le monde croit voir le Mal dans sa définition global ("Hou, Hitler, Staline, c'est pas beau, gnagnagna") mais peu de gens voient la parcelle de mal qui est en eux et encore moins la combattent ("Quel gros enculé, il m'a fait une queue de poisson, je vais lui casser la gueule !!").
Comment est-il possible d'en arriver à constater que des croyances éloignées se ressemblent tant et se rendre compte qu'au final, elles n'ont presque pas de prise sur les comportements quotidiens ?
La magie, la Voie, Dieu, que sais-je encore, sont-ce là des refuges ? Des endroits imaginaires où se préserver du chaos ? Ou bien existent-ils vraiment ? Sommes-nous dans le vrai ou sont-ils dans l'erreur ?
Je trouve, d'une manière globale, qu'il y a une grande disproportion entre ce que nous croyons et les effets "visibles" et pragmatiques de nos croyances.
Selon les budoka et selon les mages, le monde devrait être bien plus serein qu'il ne l'est apparemment. Pourquoi échouons-nous ?
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Sculler
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MessagePosté le: Mar Mar 08, 2005 8:09 pm

Question de manière de voir le monde. Change de lunettes ... Néault.

Sculler, qui pense que les concepts les plus simples sont souvent les meilleurs. Et les plus courts, accessoirement.
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Neault
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MessagePosté le: Mar Mar 08, 2005 8:14 pm


Citation:
Question de manière de voir le monde. Change de lunettes ... Néault.


A part ne pas les nettoyer en ce qui concerne les lunettes ou devenir aveugle, je me demande en quoi les atrocités peuvent être "négligées" au point de croire qu'il suffit de les aborder sous un certain angle pour les faire disparaître ou les aseptiser.
J'aime bien les autruches mais pas suffisamment pour les rejoindre dans leurs trous. Cool
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Sculler
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MessagePosté le: Mar Mar 08, 2005 8:28 pm

Hum, évidemment.

Question : fais-tu le choix de ce sur quoi se porte ton regard, ou subis-tu les images qu'on t'oblige à regarder ?

De toute manière, peu importe la réponse, du moment que tu as le sentiment d'exercer ta liberté.

Il n'en reste pas moins que si je n'allumais jamais la radio (j'ai pas la télé, j'en parle donc pas), je ne verrais du monde que ce que mon regard peut embrasser et qui me touche directement. Et désolé, je n'y ai jamais vu de massacre, ni de cataclisme. Est-ce que pour autant ma vie est vide ? Evidemment non.

Je soupçonne d'ailleurs qu'il y a des préceptes qui vont dans le sens de cette manière de voir les choses dans tes lectures.

Sculler, qui s'efforce de vivre dans sa dimension. Mais à fond.
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MessageSujet: Re: Définissons la magie blanche   5/11/2006, 20:07

Neault
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MessagePosté le: Mar Mar 08, 2005 8:41 pm


Citation:
Question : fais-tu le choix de ce sur quoi se porte ton regard, ou subis-tu les images qu'on t'oblige à regarder ?


Mais, même si je ne regarde que ce que je veux voir, ça n'enlève rien de la réalité des évènements ou actes qui m'insupportent ou qui sont négatifs.

Citation:
De toute manière, peu importe la réponse, du moment que tu as le sentiment d'exercer ta liberté.


Je ne comprends pas ce que tu veux dire. Si je me désintéresse de ce qui me navre, ça n'existe plus ?? Est-ce une liberté de vivre "bien" en se désintéressant de la souffrance que subissent d'autres personnes juste parce que je vais choisir librement de ne pas la voir ?

Citation:
Il n'en reste pas moins que si je n'allumais jamais la radio (j'ai pas la télé, j'en parle donc pas), je ne verrais du monde que ce que mon regard peut embrasser et qui me touche directement. Et désolé, je n'y ai jamais vu de massacre, ni de cataclisme.


Tu n'as jamais lu un livre non plus ? Ni discuté avec une personne ayant vécu ? C'est étrange ta façon de voir. En quoi les véhicules de l'information seraient plus importants que les faits ? Lire un journal ou regarder la télé, ce n'est pas le problème.

Citation:
Est-ce que pour autant ma vie est vide ? Evidemment non.


Il n'y a là alors d'évidence que pour toi, car à ainsi se renfermer sur soi, je ne vois pas où peut résider la "plénitude".

Citation:
Je soupçonne d'ailleurs qu'il y a des préceptes qui vont dans le sens de cette manière de voir les choses dans tes lectures.


Pas dans ce sens là, ou en tout cas, je ne les comprends pas de cette façon.

Citation:
Sculler, qui s'efforce de vivre dans sa dimension. Mais à fond.


Contradictoire : "ta" dimension est limitée, comment vivre "à fond" dans des limites qu'on s'impose soi-même ?
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Sculler
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MessagePosté le: Mar Mar 08, 2005 8:59 pm


Fondamentalement, et dans une dimension "macro", il y a du bien et du mal dans des proportions sans doute comparables, et ce depuis l'aube des temps et pour le siècle des siècles.

Et nous avons notre destin, qui nous place dans un minuscule microcosme, insignifiant à l'échelle de l'univers, évidemment.

Placés au centre de notre microcosme, nous n'en voyons même qu'une infime partie : notre regard ne se porte que dans un angle limité, et les limites sont parfois les murs de la rue d'en face.

Et alors que nous n'avons qu'une vision tronquée, faussée, troublée, limitée du monde, nous estimons pouvoir porter des jugements de bien et de mal ?

Et par dessus le tout, du fait de ce jugement infondé, nous devrions souffrir ?

Pourquoi pas, après tout, car il est certain que nous vivons dans une société qui se nourrit de la souffrance, qui spécule sur la souffrance, et propose un sens de la vie à travers la souffrance (et c'est toute la doctrine de fond des trois religions du Livre).

Mais l'exercice de la liberté dont je parle, c'est celle d'élever son regard, de ne pas nier la souffrance, mais de ne pas oublier qu'il y a aussi du bonheur, et que le bonheur est susceptible de nous porter bien plus surement que la souffrance vers la part divine, spirituelle, qui nous habite et nous anime.

Compatir à la souffrance des autres ? Bien sûr, dans la mesure où nous en avons l'opportunité. Mais aussi être présent auprès de ceux qui souffrent pour leur rappeler qu'il existe un bonheur quelque part.

Et quand je pense que tu dois pouvoir trouver cette voie dans tes lectures, c'est que je viens de lire "Les chemins de la félicité", du Dalaï Lama, qui développe justement cette vision relativiste du monde dans lequel nous vivons : on nous innonde de souffrance, et nous en oublions de voir le bonheur de vivre.

Sculler, qui toutefois respecte les choix individuels et n'insistera pas pour convertir qui que ce soit à une vision plus heureuse du monde. Chacun sa voie.
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Neault
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MessagePosté le: Mar Mar 08, 2005 9:29 pm


Citation:
Et alors que nous n'avons qu'une vision tronquée, faussée, troublée, limitée du monde, nous estimons pouvoir porter des jugements de bien et de mal ?


Non pas "porter un jugement" mais en tout cas ne pas se désintéresser.

Citation:
Et par dessus le tout, du fait de ce jugement infondé, nous devrions souffrir ?


Mais, pas du tout, d'ailleurs, je n'ai jamais dit qu'il fallait se lamenter ou ressentir mille affres, mais simplement qu'il était illusoire de se sentir extérieur à la souffrance sous prétexte qu'on l'ignore volontairement. En détournant le regard de l'arbre, l'arbre ne cesse pas d'exister pour autant.

Citation:
Pourquoi pas, après tout, car il est certain que nous vivons dans une société qui se nourrit de la souffrance, qui spécule sur la souffrance, et propose un sens de la vie à travers la souffrance (et c'est toute la doctrine de fond des trois religions du Livre).


Mais où donc ai-je bien pu suggérer qu'il fallait vivre "à travers" la souffrance ?
L'accepter et savoir qu'elle existe ne signifie pas en faire son univers.

Citation:
Mais l'exercice de la liberté dont je parle, c'est celle d'élever son regard, de ne pas nier la souffrance, mais de ne pas oublier qu'il y a aussi du bonheur,


Elever son regard, c'est tout sauf le faire passer au-dessus de ce qui nous agresse ou de ce qui nous déplait. Un regard élevé est un regard qui englobe, pas celui qui crée des champs de vision limités.

Citation:
le bonheur est susceptible de nous porter bien plus surement que la souffrance vers la part divine, spirituelle, qui nous habite et nous anime.


Totalement d'accord, je pense que l'état "naturel" de l'âme est une sorte d'harmonie extatique, je ne crois à rien de positif surgissant du malheur.

Citation:
Compatir à la souffrance des autres ? Bien sûr, dans la mesure où nous en avons l'opportunité. Mais aussi être présent auprès de ceux qui souffrent pour leur rappeler qu'il existe un bonheur quelque part.


"Des autres" est déjà en contradiction avec les croyances "religieuses" que j'ai exposées puisque les autres sont également une partie du Tout au même titre que nous, d'où également la notion qu'il est impossible de se désintéresser ou de ne pas ressentir la souffrance "des autres" (d'une autre partie de nous).

Citation:
Et quand je pense que tu dois pouvoir trouver cette voie dans tes lectures, c'est que je viens de lire "Les chemins de la félicité", du Dalaï Lama


Je ne suis pas trop branché "bouddhisme" justement, je trouve que la finalité est tendancieuse (le fait de ne plus rien ressentir, même pour ses proches, nier l'amour, etc). C'est "trop" faire. Je n'ai pas pour ambition de traverser mon "état transitoire" avec la mentalité d'une plante verte. Je crois qu'on peut être spirituel sans être forcément "détaché" de tout sur un plan émotionnel.
Il faut garder le milieu en tout. Le Dalaï Lama, il est bien gentil, à la mode même en ce moment, mais il représente une extrémité. Une idée portée à l'état d'Idéal. Ce n'est déjà plus la Voie.

Citation:
on nous innonde de souffrance, et nous en oublions de voir le bonheur de vivre.


Et tu as juste proposé l'inverse précédemment, c'est à dire ne penser qu'au bonheur personnel en oubliant la souffrance. Cool

Citation:
Sculler, qui toutefois respecte les choix individuels et n'insistera pas pour convertir qui que ce soit à une vision plus heureuse du monde. Chacun sa voie.


Ma vision du monde est très heureuse, cela ne veut pas dire qu'elle nie la réalité présente parfois abjecte. La joie de vivre ou le fait de profiter de l'existence ne doit pas engendrer la cécité.
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Ishâ
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MessagePosté le: Mar Mar 08, 2005 9:53 pm Sujet du message: Répondre en citant Editer/Supprimer ce message Supprimer ce message Voir l'adresse IP de l'utilisateur
houlala, comment que ça devient philo votre discution, c'est fort intérressant tout ça, mais tâchez de ne pas trop vous éloigner du sujet.

Ils m'ont collé mal au crane

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MessagePosté le: Mar Mar 08, 2005 10:07 pm


Hum, doit avoir un esprit plutôt analytique notre Néault.

Brisons là, jeune homme, je comprends ce qui nous oppose : pour ma part, j'adhère à l'idée de détachement chère au bouddhisme tibétain, bien qu'empruntant une voie très différente culturellement.

Et pour en revenir à la vision de la magie dont tu as semblé découvrir une expression nouvelle en lisant cette discussion, je dirai que le Tao est "une" magie parmi d'autres.

Sculler.
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MessageSujet: Re: Définissons la magie blanche   5/11/2006, 20:07

Magie dérive du "mage", terme désignant les prêtres de la Babylone antique, ceux d'Assyrie, puis ceux de l'empire perse. Ces mages étaient versés dans les sciences occultes et pouvaient être astrologues, chiromanciens, devins ou alchimistes.

Toutes les actions entreprises par les hommes pour tenter d'imposer leur volonté aux forces de la nature et à ses mystères relèvent de la magie. La plupart des civilisations distinguent cependant la sorcellerie de la magie, ou la magie "noire" et la magie "blanche", la première étant illicite, antisociale et vouée au mal, tandis que la seconde utiliserait sa science pour lutter contre la première. Dans la conscience populaire, le sorcier est au magicien ce que la sorcière est à la bonne fée.

On peut définir la magie comme étant à l'opposé du renoncement mystique, en ce sens qu'elle veut plier le monde à sa volonté au lieu d'accepter la volonté divine. De plus, elle opère dans l'univers des formes et des forces en vue d'un gain "ici et maintenant", tandis que le mystique cherche l'union avec Dieu. Dans un cas, c'est la présence au monde qui s'exprime, dans l'autre, la trascendance.
La pensée magique fut longtemps tenue comme un spécificité des peuples primitifs et sauvages.
Selon Freud, la magie représente une tentative de modifier le monde par la seule pensée et serait de ce fait comparable à ce qu'il appelait la "toute-puissance de la pensée" propre aux névrosés obsessionnels. Qu'elle soit attribuée aux "sauvages" ou aux névrosés, la magie est analysée comme un univers échappant à la logique rationnelle et comme une volonté de puissance, de prise de pouvoir sur le monde.

La magie postule un déterminisme global et intégral, elle forme un système bien articulé. Elle a ses lois, parmi lesquelles celle de contagion et celle de similitude. Le principe de similitude veut que le semblable appelle le semblable : la pratique magique obtinet l'effet désiré par simple imitation de l'objet. Le principe de contagion veut que des choses ayant été en contact une seule fois le restent à jamais, même si le contact a cessé : lorsque l'on touche un objet censé posséder des qualités, celles-ci nous sont transmises pour toujours.
Le travail opéré par la magie est simple, dans la mesure où il est fondé sur une technique, mais il suppose au préalable l'acquisition d'une "connaissance". Le praticien de la magie cherche à contrôler des forces vitales et développe des "sens" spécifiques, des sortes de "capteurs" d'énergie ; il fixe ensuite cette force, cette énergie, dans des sceaux magiques, des talismans, des recettes, des écritures....
La magie a partie liée avec les chiffres dans leur dimension secrète, comme dans la célèbre forumle "abracadabra", mot mystérieux porteur de vertus magiques que l'on trouve inscrit sur des amulettes pour chasser les maladies et qui renvoie au nombre sagré 365.



C'est pas fini, alors soyez assez gentil pour attendre la fin pour les commentaires, merci

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MessageSujet: Re: Définissons la magie blanche   5/11/2006, 20:08

L'Egypte est souvent tenue pour la source première de la magie. Les temples égyptiens étaient réputés pour contenir des écrits secrets et la magie était présente dans la plupart des activités courantes.
Isis ayant mis Héka, la magie, à son service voulut obtenir tout pouvoir sur le Dieu-Soleil, Rê. Elle le fit alors piquer par un scorpion, ou par un serpent selon les versions. Connue comme source éternelle de régénération, Isis fut appelée par Rê pour soulager ses souffrances. Elle lui demanda alors son nom afin de pouvoir agir. Mais le Dieu-Soleil, afin de ne pas tomber sous son emprise, lui en donna plusieurs : "Je suis Khépri au matin, Rê à midi, Atoum le soir." Isis mécontente de cette énumération, voulut lui faire avouer son véritable nom, son "nom-caché". Sentant la mort paralyser ses membres, Rê n'avait plus le choix et il murmura son véritable nom à l'oreille d'Isis. Il fut alors guéri, mais vaincu.
Cet épisode illustre le fait que, dans l'univers magique, la personne et son nom ne sont qu'une seule et même chose. C'est pourquoi on ne procède au choix du nom d'un enfant que plusieurs jours après sa naissance, une fois passée la période la plus dangereuse, où le nouveau-né est particulièrement faible et donc susceptible d'être atteint par un acte de magie maléfique. En magie, en effet, la simple mention du nom d'une personne donne un pouvoir sur elle.

Dans l'Exode (7,8-12), on assiste à la confrontation entre les magiciens de Pharaon d'une part et Moïse et Aaron de l'autre. Les magiciens jettent leurs bâtons qui se transforment en serpents ; mais sur l'ordre de l'Eternel, Moïse et Aaron jettent les leurs qui engloutissent les premiers, ce qui amène les magiciens à reconnaître la supériorité de Dieu. Cet épisode introduit la différence entre l'action magique et le miracle, qui du point de vue théologique est le seul attribut de Dieu. Le magicien, quoique nourrissant l'illusion d'être puissant, serait donc en réalité parfaitement impuissant. Il est considéré comme un disciple de satan, sans être toutefois à la mesure de Satan.




Les magiciens des ocntes et légendes partagent leur savoir avec les fées, maîtresses de la magie, capables d'obtenir les plus extraordinaires transformations. La fée est une messagère de l'autre monde qui voyage souvent sous la forme d'un oiseau et qui peut miraculeusement combler les désirs lesplus ambitieux. Lorsqu'elle se penche sur les berceaux des nouveaux-nés pour les combler de vertus et leur assurer un avenir sans embûches, elle est "bonne fée" : c'est la fée scintillante dont la baguette magique irradie la lumière et qui vit dans de somptueux palais, celle qui peuple les contes et légendes. En Bretagne, à la naissance d'un enfant, on dressait trois couverts pour les fées. Personnage embivalent, elle peut aussi être "mauvaise fée", auquel cas elle est assimilée à la sorcière.
Les fées du folklore européen sont généralement rattachées aux Parques romaines, auxquelles, elles doivent leur nom : les trois Parques étaient représentées sur le Forum par trois statues couramment appelées les "trois fées", tri fata (trois destinées), qui tiraient de leur fuseau le fil du destin des homme (le fatum). Toutes les créatures qui leur sont rattachées : fades, dadettes, farfadets... portent des noms issus de la même racine.



Pour l'islam, le Coran montre à plusieurs reprises qu'il y a une magie mensongère, diabolique, et que celle-ci est vaincue, sur son propre terrain, par des envoyés de Dieu.
Dans la tradition coranique et dans les traités qui portent sur la classification des sciences, la magie a sa place. Avicenne lui accorde un rang très honorable dans la catégorie de la science spéculative ("qui a pour objet la vérité") : elle figure parmi les sept sciences dérivées de la physique. Ibn Khaldûn (historien et philosophe arabe -Tunis 1332, Le Caire 1406- dont l'oeuvre principale est Kitab al-'Ibar, ou le Livre des considérations sur l'histoire des Arabes, des Persans et des Berbères) la classe parmi les sciences philosophiques, dans la section physique, avec la médecine, l'agriculture, les talismans, la prestidigitation, l'alchimie. Si la magie a bien sa place parmi les sciences, son classement dépend, lui, des présupposés de l'auteur.
Selon les classifications, la magie peut ne produire que le mal et dans ce cas, il faut distinguer entre le miracle, nécessairement accompli par un homme de bien, et la magie, qui est le fait d'âmes naturellement portées vers le mal. Il y a, dit Ibn Khaldûn, "entre les miracles et les effets de la magie la même distance qui sépare les deux extrêmes du bien et du mal(...). Donc les prophètes et les magiciens se trouvent placés, par leur caractère inné, à deux extrémités opposées". Ou bien la magie est capable d'accomplir et le bien et le mal : dans le second cas on parlera alors de "magie noire".
Si l'on observe les talismans actuels, ce sont les besoins prophylatiques et thérapeutiques qui s'expriment le plus largement, et dans l'ensemble la magie bénéfique est la plus pratiquée.
Mais cela n'exclut pas, même si elle est rare, la magie noire, dont le but est la destruction et parfois la mort. Un talisman mauritanien contemporain permet de "nouer le gouvernant et les gouvernants", figure de rhétorique arabe qui, en juxtaposant le pluriel et le singulier (ou le masculin et le féminin), insiste sur le caractère universel et absolu du phénomène considéré. A cet effet, il faut "écrire sur une pierre le sceau suivant et l'enterrer dans une tombe ; on ne pourra pas, par contrainte, venir dans ta maison, sous peine de mort". Le sceau est composé d'un rectangle divisé en trois étages comprenant chacun de mystérieuses lettres isolées. Plus directe encore, dans le même pays, une recette est destinée à "celui qui désire qu'Allah fasse mourir son ennemi. Pour cela il faut écrire sur une seule sandale le nom du saint et le verset coranique : "une corde en fibre, périssent les mains d'Abu Lahab" dans le sens inverse, et y ajouter le nom de l'adversaire. Ensuite il faut aller en direction de la maison de ce dernier et il mourra dans la journée, s'il plaît à Allah très haut". Comme toutes les magies maléfiques du monde, ce talisman utilise le procédé de magies maléfiques du monde, ce talisman utilise le procédé de l'inversion, la mort étant l'inversion de la vie. En fait il s'agit d'un exemple tout à fait rare où Allah, le Coran et un saint (non précisé) sont sommés de donner la mort.
En remontant dans le temps, on découvre que le maître de la talismanique islamique, al-Bûnî (XIIe-XIIIe siècle), propose également des recettes de magie noire, très peu islamiques cette fois. Il s'agit sans doute d'emprunts à l'Orient classique. En voici un exemple : "Si tu veux réduire en cendres un adversaire ou un tyran, prends de la cire répugnante, modèle-la selon la forme de la personne et celui de sa mère, puis transperce le modèle deux fois, mets-le dans un chaudron noir, maintiens-le de force en l'étouffant, arrose-le légèrement de crottes de pigeon et enterre le chaudron près d'un feu violent. Au-delà de sept jours, celui sur qui est "fait le travail" meurt. Mais si tu veux son rétablissement, sors le modèle et mets-le dans l'eau."
Cette magie noire, proche de la sorcellerie, est expressément condamnée par les docteurs musulmans, qui mettent en avant son caractère nuisible pour la société.

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MessageSujet: Re: Définissons la magie blanche   5/11/2006, 20:08

En afrique, les sorciers exercent une activité secrète, tandis que celle des magiciens est ouverte. Ces derniers sont souvent guérisseurs et ont acquis leur science des maladies et des remèdes auprès de maîtres qualifiés. L'initiation permet de démasquer le sorcier et ses objets maléfiques et de les "mettre à mort" au cours de sacrifices. Dans nombre de sociétés africaines, en effet, la lutte contre la sorcellerie est une tâche incombant à la divination et à la "bonne magie", c'est-à-dire celle qui poursuit les fins de la coutume. Dans le contexte africain, c'est davantage la notion de sorcellerie, illustrant une certaine conception du mal comme force persécutive venant de l'extérieur, qui est opérante.




En Inde, si la condition physique n'est pas le stade optimal de l'être, elle est cependant nécessaire, comme on le voit dans la possession, y compris pour les dieux, qui peuvent ainsi exprimer leurs sentiments, et plus encore pour les esprits, dont l'errance de ce côté-ci du monde n'est pas loin de signifier leur insatisfaction pure et simple : les bhûta, preta et autres yakshi, exclus du monde serein des ancêtres, sont des entités avides d'un corps pour pouvoir s'exprimer. Cette part invisible du monde, dieux et esprits, impose aux hommes un respect teinté de frayeur qu'ils manifestent par des cultes et invocations rituelles afin d'éviter de déplaire à ces entités susceptibles d'emportement.
Pourtant la colère et le pouvoir, qui sont à l'origine de nombre de malheurs et qui transforment l'homme en victime, ne viennent pas toujours d'abord des êtres invisibles.
Le processus de sorcellerie est caractérisé par une dissociation en quatre parties et par une inversion hiérarchique : celui qui cherche à imposer un effet (un homme qui n'en a pas les moyens), celui qui possède les moyens de s'en assurer le pouvoir (un sorcier), le pouvoir asservi devenu instrument (un esprit ou une divinité), celui qui est visé par l'effet (un autre homme, un ennemi). Il s'agit donc de disposer des dieux, sans en avoir soi-même le pouvoir, dans un but de défense qui n'exclut pas l'agression. Si les grands dieux restent à l'écart de la sorcellerie, ils n'ont pas d'autre choix que d'accorder des pouvoirs à ceux qui effectuent les sacrifices requis pour les obtenir. Mais dans ce cas, le rapport du demandeur au dieu est maintenu et la subordination respectée alors que dans la sorcellerie, le demandeur cherche le pouvoir sans faire allégeance au divin afin de se débarrasser des maléfices attribués à un autre, et ce par des moyens qiu n'excleunt pas la violence.
Dans le contexte hindou, qui valorise l'absence de volonté de nuire, ceux qui ont recours à la magie ne reconnaissent pas vouloir agresser quelqu'un, mais seulement se défendre d'un ennemi. Ils se posent en victimes, en position de faiblesse et de désespoir pour justifier l'aide d'un sorcier.
Parfois la puissance magique des mantra suffit à régler élégamment des situations difficiles. Ainsi de ce jeune employé kéralais persécuté par un supérieur hiérarchique, pou qui intervenir auprès de Vishnou en récitant 1008 fois le mantra de son arme spécifique, le disque Sudarshana, eut pour effet de promouvoir le supérieur à un poste nécessitant son transfert.
Si l'efficacité du pouvoir magque s'exerce bien à partir des mantra, le passage à l'écrit des sequences phoniques agissantes est une caractéristique plus saisissante de l'acte magique qui permet une extension de leur pouvoir. Des mantra écrits constituent la force protectrice des amulettes passées au cou ou au bras des enfants, elles-mêmes fabriquées dans une matière première chargée du pouvoir d'éloigner les démons, de donner longue vie et bien-être. Un mantra protecteur agit comme une "cuirasse" magique ; écrit, il puet être proté ou avalé avec de l'eau comme remède. L'écrit donne une dimension de permanence, alors que la récitation émet dans le non-temps.
Les objets de l'acte de magie couvrent tout le champ des souhaits possibles : trouver un emploi, obtenir des diplômes font parite des plus récents en date, à côté des demandes concenrant la santé, la prospérité et le succès sous toutes ses formes. Attirer à soi une personne aimée s'obtient souvetn par le biais de la magie, à l'aide de charmes, d'images, de statuettes chargées de la symbolique du désir, mais aussi de substances à faire porter par celui que l'on veut séduire : pour affoler un homme, on préconise de lui tracer sur le front un point (tilaka) fait d'un mélange de sang menstruel et de bile de boeuf.
Des recettes sont formulées pour acquérir de grands pouvoirs tels que traverser l'espace, commender au feu, passer à d'autres plans du réel et même d'agir sur les autres hommes. C'est souvent sur les lieux sacrés d'exercices religieux que s'accomplissent ces pratiques. Capter des pouvoirs surhumains pour se rendre maître des conditions du réel est au coeur de la quête magique.
Un très large éventail de substances végétales (graines, herbes, racines), certains produits animaux comme ceux de la vache, la peau de serpent, la graisse de grenouille, les yeux de certaines bêtes, sont employés sous forme d'onguents, d'huiles, de poudres, de fumigations. On fait aussi usage de pierres précieuses, de perles, de métaux (à l'exception de l'or). Les traces organiques telles que rognures d'ongles, poils, cheveux, sont maléfiques et destinées aux sorts néfastes. De même, marcher sur l'ombre de quelqu'un peut attirer sur lui des malheurs.




Source : Dictionnaire des Symboles, des rites et des croyances de Catherine Pont-Humbert aux éditions JCLattès.

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MessageSujet: Re: Définissons la magie blanche   5/11/2006, 20:09

Post d'origine : http://www.lancedragon.com/forum/viewtopic.php?p=64105#64105

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MessageSujet: Re: Définissons la magie blanche   Aujourd'hui à 15:34

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