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 Lecture et commentaire à propos de notre véritable moi

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Jidty
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MessageSujet: Lecture et commentaire à propos de notre véritable moi   23/1/2008, 02:29



NAISSANCE DE MOI

Ma véritable mort survient je ne sais quand. Peut-être au moment où je consentis à m’incarner, peut-être le jour de mon premier souffle et de mon premier cri.
Mais peut-être aussi ne suis-je vraiment mort que dans le cours de mon enfance, lorsque je perdis l’usage de la langue angélique pour commencer à balbutier les parlers humains.
L’homme adulte n’a de cesse qu’il n’ait animalisé ses petits et soustrait ceux-ci aux visions des premiers ans. C’est pourquoi il me semble que, jusqu’à trente ou quarante mois, je m’attardai dans l’espèce de d’ébauche humaine qui devait me servir d’école et de prison.
Puis l’humanité fut la plus forte. La gangue de mon corps enroba l’étincelle divine, qui forme mon essence, et cela si fortement et avec tant de densité que la mémoire elle-même de sa lumière disparut.
Toutefois la lampe a beau être mise sous le boisseau; elle n’en éclaire pas moins les murs de sa geôle. Que le boisseau disparaisse et la lampe brillera d’un grand éclat.
Aussi ma naissance-mort ne fut-elle que le commencement de la non-conscience de moi-même et l’occultation provisoire de l’être véritable que je suis. Cette métamorphose a lieu insensiblement et sans que la créature humaine s’en aperçoive. On a beaucoup raillé bonhomme Noël et les fées. Le jour où l’enfant cesse d’y croire, c’est alors qu’il devient réellement enfant. Car ce qu’on appelle âge de raison n’est que le début de l’ère de déduction cérébrale qui suit la fin de l’intuition.

DERRIERE LES BARREAUX

Dès cette heure, mon identité d’essence disparut, pour faire place à une identité provisoire, et je fus comme exilé dans sa nouvelle terre et son nouveau logement.
Il m’a fallu tout apprendre de cet état fictif qui m’est assigné pour champ d’expérience. Je me cognerai tout ma vie aux barreaux de ma captivité.
Mes anciens moyens de contrôle et de vérification, par l’esprit et la haute-conscience, m’échappent à mesure que j’avance dans ma jeunesse humaine et que je multiplie les contacts. En revanche, il m’est concédé plusieurs sens: l’ouïs, la vue, le goût, le tact, l’odorat, meurtrières sans horizon et sans ciel.
Mais j’ignore que je suis captif et, tournant en rond dans ma cage, j’ai cru longtemps que ma cage était l’univers.

LA VERITABLE IDENTITE

Le proscrit regrette son pays. L’enfant du proscrit ne le fait qu’à travers les regrets du père. Mais que celui-ci meure avant l’heure et l’enfant d’exil ne saura même pas où il est né.
Je suis orphelin du Père-Qui-M’a-Engendré tant que je n’aurai pas retrouvé la conscience de mon Père. Alors, mais alors seulement, je ne serai plus orphelin.
Barbarin a pris ma place ou, plus exactement, je suis entré dans la peau de Barbarin sans que celui-ci le soupçonne. On pourrait croire que c’est parce que mon avatar était enfant. En réalité les adultes Durand se croient effectivement Durant et les vieillard Dupont sont persuadés qu’ils sont Dupont jusqu’à la fin de leur vie, sauf quelques-uns qui s’éveillent en cours de route et retrouvent leur Individualité.
La vie humaine repose à dessein sur cette erreur pour que la démonstration soit complète et que chacun poursuive son évolution sous sa propre responsabilité.
Si l’homme ne découvre pas sa véritable identité avant de mourir physiquement, il a manqué ses buts et raté sa vie terrestre. La solution du problème humain consiste à se retrouver, puis à se renoncer. Mais pour se renoncer, il faut être deux. Autrement dit, il faut se séparer de soi-même et, selon la parole énigmatique de l’Évangile, renaître à nouveau.
Ainsi, nous sommes deux êtres différents, Barbarin et moi, réunis dans la même et provisoire condition d’homme et si intimement liés que nous semblons ne faire qu’un. Pourtant, nous avons, l’un et l’autre, une existence autonome, puis qu’avant je vivais sans lui et qu’irrémédiablement lui et moi nous réparerons.

L’ETRE A DOUBLE VIE

Mais qu’elle différence d’origine, de comportement, de destination entre deux vies dont l’une est spirituelle, l’autre matérielle, celle-ci destinée à disparaître et celle-là à durer!
Ma partie haute est, en quelque sorte, locataire d’un appartement qui peut être bien ou mal composé, mais qui n’a de signification qu’en raison de l’individualité qui l’habite et sans laquelle, en dépit de tous les meubles du monde, il serait vide et fermé.
Toutefois les hommes ont pris l’habitude de se considérer par l’extra et sont dupes de l’apparence. Ils règlent sur la façade l’échelle de leurs valeurs.
Un peuple ne vaut que par le chef qui le conduit. Un corps ne vaut que par l’esprit qui le vivifie. Sans cet esprit que serait l’homme, sinon la réplique de l’animal?

Source: Je et Moi ou le dédoublement sprirituel de Georges Barbarin, chapitre premier.



Voici une lecture qui traduit ce que j’ai tenté de démontrer lors de mes deux premières leçons sur les phénomènes Psi.

http://liberdraconis.grafbb.com/phenomenes-psi-f57/

J’apprécie la façon avec laquelle l’auteur nous démontre comment nous oublions notre véritable nature lorsque nous apprenons à devenir un être humain. Nous oublions notre véritable moi pour adopter une identité qui n’est pas nous.

Cependant, je ne partage aucunement l‘idée suivante :

Citation :
Si l’homme ne découvre pas sa véritable identité avant de mourir physiquement, il a manqué ses buts et raté sa vie terrestre.

Parfois, pour faire certaines expériences, il faut être dans des conditions particulières, tel celle de l‘oublis de notre véritable identité. Elle nous permet de faire l’expérience et de comprendre concrètement ce que notre véritable moi connaît déjà. Car, pour comprendre que le feu brûle et blesse, il faut s’être au préalable, brûlé.
Savoir et comprendre sont deux verbes différent.

De plus, pour faire l’expérience à par entière de la spiritualité comme du bonheur et de l’amour, il faut avoir connu son opposé. Pour le faire, il faut s’être adonné pleinement à la vie matériel, au malheur et à la peur.

Ma belle-mère m’a souvent répété ceci: Avant d’être vraiment prêt à passer à autres choses, il faut tout d’abord vivre pleinement la situation présente. Surtout lorsqu’il s’agit de malheur. Parce que, lorsque nous seront vraiment épuisé de vivre cette situation et que nous l‘auront vécu jusqu‘au bout, c’est seulement à ce moment que nous seront prêt à assumer le changement, à pauser les actes nécessaires pour son accomplissement. Et, surtout, c’est à moment précis que nous refusons catégoriquement de revivre cette même expérience.

Pour toutes ces personnes qui refusent de s’adonner au mal parce que la valeur de la non violence et du respect d’autrui sont inscrit au plus profond de leur être, ne pouvons pas dire que leur âme à simplement refuser de revivre la violence parce qu’ils l’ont déjà apprit?

Alors, il n’est pas toujours nécessaire de savoir qui c’est le véritable moi parce que l’apprentissage a tout de même été fait. Et il se poursuivra vie après vie...

Apprendre à bien discerner notre par divine et notre personnalité empruntée est qu’une des nombreuses apprentissages que nous avons à faire.

Et vous, vous avez des commentaires, appréciations et divergences d’opinions face à ce texte?

Cordialement
Jidty

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